Peut-on préférer la servitude à la liberté ? *
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Aperçu du corrigé : Peut-on préférer la servitude à la liberté ?
La liberté implique des risques, des responsabilités, la solitude et l'angoisse. On peut, tout compte fait, lui préférer une servitude confortable. MAIS, les hommes aiment la liberté par-dessus tout. Comme en témoigne l'histoire, ils préfèrent mourir plutôt que d'accepter la servitude.
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En effet, si dans le premier mouvement du texte, le philosophe allemand définissait de façon générale les " Lumières " et incriminait la " lâcheté " des hommes abdiquant leur conscience à des directeurs de conscience, dans ce passage, il met au jour l'affairement de ces derniers à abêtir leurs ouailles et dénonce les mécanismes pervers d'un tel processus à travers l'image d'un jeune enfant apprenant la marche. ALIÉNATION : Concept juridique (aliéner un bien, c'est le ceder par vente ou par don), psychiatrique (un aliéné est un fou) et philosophique (l'aliénation est le contraire de la liberté). Dans les trois acceptions, on trouve l'idée d'une chose ou d'un être devenu étranger à lui-même. On songera ici à Marx. Pour tenter de comprendre les mécanismes de l'aliénation, de la sclérose intellectuelles du " grand nombre ", du peuple, Kant commence cet extrait par en repérer la double structure, la bipolarité. D'abord, nous l'avons brièvement souligné déjà, c'est la " paresse " c'est-à-dire la propension au repos sans travail préalable et la " lâcheté " c'est-à-dire la pusillanimité sans honneur qui sont causes efficientes de l'obscurantisme dans lequel se complaît et duquel se repaît la majorité voire la quasi-totalité des hommes. Etat de fait d'autant plus scandaleux et en un sens désespérant que les hommes sont depuis longtemps en capacité d'utiliser leur propre entendement à leur " propre compte ". Effectivement, ces hommes ne sont ni affligés des tares de l'idiotie pas plus qu'ils ne souffrent de débilité congénitale. Ils sont capables en droit de faire usage de leur raison propre. Mais, en fait, se laissent asservir par quelqu'uns qui n'ont sur eux nulle supériorité naturelle sinon un ascendant social et factuel qu'ils consentent bien de quelque manière à leur accorder.
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- I) On peut préférer la servitude à la liberté.
a) La liberté comporte des risques.
b) La servitude apporte la sécurité.
c) La liberté nous rend solitaires.
- II) On ne peut pas préférer la servitude à la liberté.
a) La liberté est plus précieuse que la vie.
b) Les hommes aiment farouchement la liberté.
c) Nous sommes condamnés à la liberté (Sartre)..../...
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Antérieurement au contrat social, il n'y a point de liberté concevable pour l'homme. Même le maître est esclave, qui ne tient son pouvoir que de sa force. Qu'il tombe sur un homme plus fort que lui et le voilà sous le joug d'autrui, d'après le même principe que celui qui l'a fait maître.
L'être de l'homme se confond avec sa liberté. Ainsi l'homme ne cesse d'être libre qu'en cessant de vivre.
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Peut-on préférer la servitude à la liberté ?