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Sujet : Peut-on refuser la vérité ?

Extrait du corrigé : Mais dans un second temps, il semble impossible d'échapper à la vérité une fois qu'on l'a trouvée ou qu'elle s'est manifesté à nous.  Descartes, en effet, lie la vérité à la certitude de l'esprit qui pense. En poussant le doute jusqu'à l'extrême, le philosophe trouve une vérité inébranlable ( "je pense donc je suis") et l'évidence s'imposant à moi, je ne peux plus m'en détourner. Spinoza a suivi Descartes en affirmant que la "vérité était à elle-même son propre signer. Celui qui a une idée vraie sait en même temps qu'il a cette idée et ne peut en douter."( Éthique). Il semble donc que la vérité doive être recherchée du point de vue morale, mais aussi qu'une fois qu'elle s'est montré à la conscience d'un homme, celui-ci ne puisse plus s'en détourner. Pourtant le critère de l'évidence semble fragile...   Le mensonge peut être plus utile que la vérité Leibniz a en effet critiqué le principe de l'évidence. On peut en effet avoir un sentiment très fort de certitude et être tout de même dans l'erreur.

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Définitions

  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Problématique

La question peut sembler paradoxale : en effet, depuis le début de la tradition philosophique, tout le monde semble être à la recherche de la vérité. En effet, les philosophies, mais aussi les sciences, sont centrées sur l'idée de vérité, but de toutes leurs recherches. Mais la représentation que l'homme se fait de la vérité est sans cesse changeante.  Platon considère la vérité comme absolue, elle est participation aux idées intelligibles( opposées au sensible changeant). De même, pour Descartes la vérité est évidence qui s'impose à nous. Dès lors il ne semble pas possible de la refuser. Mais il faut essayer de comprendre pourquoi il serait bénéfique de refuser la vérité, avant d'étudier si on peut faire le choix de l'erreur? Si l'erreur est préférable à la vérité, ne faut-il pas concevoir une notion de vérité plus large?



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