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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : Comme tel, il relève d'une tendance intérieure inconsciente et, pour cette raison, incontrôlée. Cette tendance consiste à chasser hors du champ de la conscience ce que pourtant l'on connaît mais qui, tel le désir oedipien (le désir pour le parent du sexe opposé) par exemple, représente une pensée incompatible avec les aspirations morales de l'individu et l'image de lui-même qu'il a intériorisée dès l'enfance. C'est à proprement parler ce que Freud appelle «refoulement». L'inconscient psychique en serait la cause.Puisque le psychisme est double - par conséquent conscient d'un côté, inconscient de l'autre -, il connaît ce qu'il refoule. Cette «connaissance» se manifeste dans ce que Freud nomme précisément «résistance», laquelle désigne une opposition intérieure active à la réintégration, dans la conscience, des pensées refoulées. B. Le scepticisme révèle l'inappétence de l'individuIl convient ici de revenir sur la définition de la vérité: s'il existe une résistance inconsciente à la vérité en effet, c'est que celle-ci n'est pas objective et absolue mais, subjectivement définie, elle renvoie à ce qui blesse et doit être dévoilé. Du même coup, la vérité n'est pas unique non plus, mais multiple: telle circonstance objective indifférente à l'un fera au contraire événement pour l'autre dans le réseau subjectif de ses expériences, et deviendra «vérité» inquiétante, source de traumatisme et objet du refoulement.Or cette attitude psychologique de refus de la vérité dont Freud fait le propre de la névrose ne provient-elle pas d'une inappétence interne, d'une peur constitutive à l'égard de toute source de puissance, de passion et de créativité?
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Le corrigé du sujet "Peut-on résister à la vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
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On peut définir simplement la vérité comme ce qui est le critère qui vrai et du faux, c’est-à-dire plus spécifiquement la vérité-correspondance donc l’accord entre l’idée et la chose. (Il y a aussi la vérité-cohérence mais elle sera moins porteuse pour le sujet et elle est sujette à de nombreuses contradiction). Ainsi c’est une vérité admise que la somme des angles d’un triangle est de 180 degrés. Dire que cela n’est pas une vérité semble vain. Dans ce cas, on peut dire que la vérité semble être porteuse d’un critère d’évidence. Dès lors, résister à la vérité serait le fait d’une erreur que l’on continuerait à admettre malgré la présence de l’idée vraie. Donc une idée inadéquate que l’on pourrait décliner en mensonge, mauvaise foi etc. voire en dogmatisme dans le cas d’une vérité que l’on ne voudrait pas admise à cause de sa nouveauté comme ce fut le cas en la thèse ptolémaïque et la thèse copernicienne relativement au mouvement de la terre et du soleil. Il semblerait donc vain de résister à la vérité puisqu’elle finirait toujours par l’imposer. Cependant, pour reprendre notre exemple de la somme des angles d’un triangle, force est de constater qu’en géométrie non-euclidienne la somme des angles d’un triangle n’est pas égale à 180 degrés. Ainsi des choses que nous tenons pour vraies peuvent se révéler insuffisantes ou insatisfaisantes, la vérité serait alors historiquement déterminée et c’est en ce sens que le sujet « Peut-on résister à la vérité ? » prend tout son sens.
Nous interrogeant donc sur la capacité à s’opposer à une évidente certitude, il conviendra tout d’abord de définir pleinement la vérité, ses critères normatifs etc. et voir si une résistance est seulement envisageable (1ère partie), si oui laquelle et sous quelle forme (2nd partie) or s’il apparaît possible de résister à la vérité il faudra alors revenir sur le statut de la vérité ou sur ce qui nous pousse à vouloir l’existence de vérités sûres et certaines, c’est-à-dire étudier cette volonté de vérité qui nous ferait dire spontanément qu’on ne peut pas résister à la vérité (3ème partie).
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