LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : L'existence banale est ainsi riche en occasions où la vérité, même connue, est légèrement dédaignée ou peine à s'imposer. Il s'agit du domaine de la doxa, du bavardage voire du badinage.Plus grave est sans doute le cas du mensonge, puisqu'il suppose la volonté délibérée de cacher la vérité, ou de la travestir. Le mensonge révèle du même coup que la vérité n'a pas nécessairement en elle-même la force de s'imposer, qu'elle ne peut interdire l'exercice de notre liberté: si j'ai décidé de mentir, ce n'est pas le fait de connaître la vérité qui pourra m'empêcher de le faire. Et si je m'interdis de mentir, ce sera pour des raisons morales, et non pour des raisons logiques: la vérité n'est pas en elle-même une valeur morale. [II. L'ignorance] Lorsque le jeune enfant écrit « 2 + 2 = 5 », il fait une erreur, qu'il apprendra aisément à corriger : on lui montrera le résultat juste, et on lui enseignera qu'il s'agit d'une vérité universelle, admise depuis bien longtemps. S'il la répète ensuite comme tout le monde, ce n'est pas par conformisme, ou pour faire plaisir à ses parents, c'est parce qu'il ne trouve aucun intérêt à s'obstiner dans son erreur, et qu'il lui semble plus satisfaisant de se ranger parmi ceux « qui savent ».La vérité peut donc triompher aisément, à condition d'être connue depuis longtemps, et d'être inscrite dans une mentalité. Mais il ne s'agissait dans cet exemple que d'une erreur individuelle.
Corrigé de 1804 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Peut-on résister à la vérité ?" a obtenu la note de : 









10 / 10
critère vérité illusions l'évidence d'une être toute servir indifférente pas question modèle conscience penser suis-je mort exacte résister "qui l'art limites comment dévoilement mathématique signes terreur engendrer soi-même réponse tolérance reconnaissons-nous quels
On peut définir simplement la vérité comme ce qui est le critère qui vrai et du faux, c’est-à-dire plus spécifiquement la vérité-correspondance donc l’accord entre l’idée et la chose. (Il y a aussi la vérité-cohérence mais elle sera moins porteuse pour le sujet et elle est sujette à de nombreuses contradiction). Ainsi c’est une vérité admise que la somme des angles d’un triangle est de 180 degrés. Dire que cela n’est pas une vérité semble vain. Dans ce cas, on peut dire que la vérité semble être porteuse d’un critère d’évidence. Dès lors, résister à la vérité serait le fait d’une erreur que l’on continuerait à admettre malgré la présence de l’idée vraie. Donc une idée inadéquate que l’on pourrait décliner en mensonge, mauvaise foi etc. voire en dogmatisme dans le cas d’une vérité que l’on ne voudrait pas admise à cause de sa nouveauté comme ce fut le cas en la thèse ptolémaïque et la thèse copernicienne relativement au mouvement de la terre et du soleil. Il semblerait donc vain de résister à la vérité puisqu’elle finirait toujours par l’imposer. Cependant, pour reprendre notre exemple de la somme des angles d’un triangle, force est de constater qu’en géométrie non-euclidienne la somme des angles d’un triangle n’est pas égale à 180 degrés. Ainsi des choses que nous tenons pour vraies peuvent se révéler insuffisantes ou insatisfaisantes, la vérité serait alors historiquement déterminée et c’est en ce sens que le sujet « Peut-on résister à la vérité ? » prend tout son sens.
Nous interrogeant donc sur la capacité à s’opposer à une évidente certitude, il conviendra tout d’abord de définir pleinement la vérité, ses critères normatifs etc. et voir si une résistance est seulement envisageable (1ère partie), si oui laquelle et sous quelle forme (2nd partie) or s’il apparaît possible de résister à la vérité il faudra alors revenir sur le statut de la vérité ou sur ce qui nous pousse à vouloir l’existence de vérités sûres et certaines, c’est-à-dire étudier cette volonté de vérité qui nous ferait dire spontanément qu’on ne peut pas résister à la vérité (3ème partie).
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie