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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- illusion : Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.
- confiance : Espérance ferme, assurance envers une personne ou une chose.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Pourquoi autrui pourrait-il toujours potentiellement décevoir ? Comment se fait-il que faire confiance à l'autre implique de prendre le risque de l'illusion ? Autrui se donne d'abord à moi par l'intermédiaire de son corps. Autrui est en premier lieu un objet de perception externe. C'est pourquoi, je peux lui faire confiance mais non le connaître : prendre connaissance d'autre chose concernant autrui que ce qui se donne physiquement (gestes paroles actes) reviendrait à pénétrer son intériorité. Or depuis Descartes, on entend la pensée comme un phénomène : 1- subjectif, c'est-à-dire valable à la première personne 2- radicalement distinct, au moins en principe, de la matière. En effet, le moi se définit par la conscience directe qu'il a de lui-même. Ainsi que le dit Descartes, j'ai avant tout la certitude d'être un sujet pensant ; ma pensée est ce qui se manifeste à moi avec le plus d'évidence (à tel point d'ailleurs qu'elle seule est capable de résister aux assauts du malin génie). Mais d'emblée, il semble alors impossible de rendre compte de l'expérience d'un autre moi : pour connaître autrui, éprouver comme conscience celle d'un autre, il faudrait que je sois moi-même cette conscience - ce qui, de fait, est impossible. Tout ce que l'on peut appréhender concernant les pensées d'un autre que soi est douteux et incertain.
Corrigé de 1762 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Peut-on sans illusion faire confiance à autrui ?" a obtenu la note de : aucune note
langage sans exacte est-ce l'art illusion faire mes réponse liberté question illusions nos mort confiance sens limites vivre dévoilement "qui obéir renoncer autrui d'une vérité puis-je penser suis-je conscience
Il semble difficile de connaître autrui : comment serait-il possible de connaître un point de vue qui, par définition, n’est pas le sien ? Comment parvenir à la connaissance d’une intériorité qui égale celle que j’ai de la mienne ? Il semble ainsi qu’il faille toujours croire autrui, lui faire confiance dans la mesure où l’on a comme certitude le concernant, que celle portant sur son extériorité (gestes, paroles, comportements) et non sur l’intériorité. Toutefois, cette confiance ne va pas sans risque, et c’est ainsi qu’au lieu de faire confiance autrui, on peut s’en méfier et ne lui accorder crédit qu’avec une extrême prudence. D’où le problème : autrui est-il à ce point obscur que l’on ne puisse, ou bien, lui faire une confiance aveugle (qui refuse obstinément la possibilité de l’illusion) ou bien, au contraire, s’en méfier et se replier sur soi (le moi = seule chose certaine = position égoïste) ? Peut-on sans illusion faire confiance à autrui ou bien est-on condamné à toujours être déçu ?
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