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Que peut-on savoir d'autrui ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Que peut-on savoir d'autrui ?



Publié le : 31/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Que peut-on savoir d'autrui ?
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La question « peut-on « interroge deux types de capacités : une capacité de fait – au sens d’une capacité physique par exemple : je ne peux pas voler dans les airs sans aide extérieure – et une capacité de droit – je ne peux pas faire telle ou telle chose car une instance me l’interdit, que cette instance soit un gouvernement, une tierce personne ou encore moi-même. « Savoir «, c’est connaître, se rapporter à un contenu de connaissance par la raison – la raison entre en effet obligatoirement dans la constitution de l’acte ou de l’état de savoir, si bien que l’on peut opposer « savoir « à « croire « en usant de ce critère de présence ou d’absence de la raison. On entend par autrui : « tout autre être humain que moi «, soit un être qui me ressemble par son appartenance à l’humanité mais qui diffère de moi par son identité singulière.

Le problème ici posé est celui de la possibilité de la connaissance de cet autre être humain, envisagé d’ailleurs dans une perspective d’emblée partielle et limitée : on ne demande pas en effet si l’on peut connaître autrui, mais on s’interroge sur les choses que l’on peut savoir à son sujet, comme si ces choses formaient une somme forcément limitée. Il ne s’agit pas ici de faire une liste de ces choses, mais davantage de trouver des critères rendant possible une connaissance rationnelle des éléments constitutifs d’autrui, et de définir quels sont ces éléments. Cela suppose d’ailleurs qu’une partie d’autrui reste peut-être insaisissable, et il faudra interroger cette insaisissabilité.



Le sujet propose donc un certain rapport à autrui, celui du savoir, et demande que l'on s'interroge sur l'extension de ce rapport. Il faudra envisager autrui dans le rapport de différence et de ressemblance qu'il entretient avec moi : peut-être ne puis-je savoir d'autrui que ce que je sais de moi-même en tant qu'appartenant à l'humanité ; il y aurait ainsi une sorte de fonds de contenus psychiques humains duquel nous participerions tous et que nous serions donc capables de repérer et de connaître chez d'autres que nous. Peut-être ne puis-je absolument pas appréhender autrui par la raison, peut-être la perception que j'ai d'autrui ne passe-t-elle que par l'intuition ou par la croyance. Peut-être puis-je avoir le sentiment de savoir des choses sur autrui parce qu'il me dit des choses ou se décrit lui-même, mais cette connaissance est-elle fiable ? Suis-je assuré de ne pas mal interpréter ce qu'autrui me donne à connaître de lui, par exemple parce que cette connaissance passe par le filtre de ma propre identité ? Ces questions ont pour particularité d'hésiter entre une promotion du même et une promotion de l'autre : c'est cette hésitation qui pourra servir d'appui à la structure du devoir. Eléments pour le développement 1° Autrui comme étranger irréductible On peut commencer par considérer autrui comme étant la foule des autres êtres que moi ; ainsi, Kierkegaard invite à considérer que la foule, c'est le « mensonge » : dans cette masse d'êtres différents de moi, je ne peux rien trouver à connaître ; cette masse est une abstraction que je me fais de l'autre en général comme étant tout ce qui n'est pas moi, mon « moi » reste l'unique référence, je ne peux rien connaître d'autrui si je ne refuse pas cette abstraction et si je ne me confronte pas à autrui dans son individualité. La première chose que je peux donc, et que je dois savoir d'autrui si je veux connaître quelque chose de lui, c'est qu'il est un individu au même titre que moi : l'appréhension d'autrui n'est pas possible sans une reconnaissance de sa ressemblance avec moi, au moins du point de vue de son statut d'individu.   2° La notion d'alter ego : je peux savoir d'autrui ce que j'ai en commun avec lui   Dans l'Essai sur l'origine des langues, Rousseau propose de mettre en avant ce que nous avons en commun entre individus appartenant à l'humanité. Nous imaginons ce que les autres ressentent, parce que nous savons que nous leurs sommes semblables dans une certaine mesure.


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