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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
Extrait du corrigé : Il se justifie en affirmant, par exemple, que respecter les droits de l'homme nuirait à l'efficacité de la lutte anti-terroriste. Ainsi, on subordonne alors, en droit (positif), les droits (naturels) de l'homme à la raison d'Etat. - Bien que ces violations des droits de l'homme soient entérinées par la loi, les citoyens se doivent de dénoncer un tel « état d'exception » (cf. Antigone de Sophocle, les « lois naturelles et non écrites »). En effet, une démocratie qui accepte de suspendre l'état de droit lorsqu'il s'agit d'une catégorie déterminée de personnes (fût-elles « terroristes ») se met immanquablement en danger elle-même, puisqu'elle perd ce qui précisément la caractérisait : le respect de l' « état de droit » et donc des droits de l'homme (cf. Jacques Derrida, Etat voyou, 2003). - C'est ce paradoxe que souligne Zola lors de l'Affaire Dreyfus. Sacrifier un Juif innocent sur l'autel de la Patrie, ce n'est pas causer du tort uniquement à un individu transformée en bouc émissaire, mais renier les droits de l'homme. A travers l'injustice exercée envers un seul, c'est l'humanité entière qui est affectée. S'il s'agit effectivement de l'intérêt du Tout, alors la morale utilitariste implicitement mise en oeuvre par les Encyclopédistes se révèle inopérante : les cas d'erreurs judiciaires montrent que ce n'est pas simplement la victime directe qui pâtit du non-respect des droits de l'homme, mais l'ensemble du système judiciaire, politique et social.
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Le corrigé du sujet " Peut-on subordonner les droits de l'homme à la raison d'État ? " a obtenu la note de : aucune note
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Les hommes d’Etat font parfois appel à la raison d’Etat afin de justifier des « entorses aux droits de l’homme ». On prétend alors que la survie de l’Etat ou de la nation est en jeu, et qu’il faut donc restreindre les libertés civiles et autres droits proclamés par les Déclarations successives des droits de l’homme (1789, 1948, etc.). Bien que la morale semble condamner derechef de tels actes, le politique tend à répondre que si les droits de l’homme doivent, en général, être respectés, certaines crises justifient de passer outre. Il semble donc qu’on puisse, en pratique, subordonner les droits de l’homme à la raison d’Etat. Mais peut-on le faire en droit ? Et quelles sont les implications de ce rapport de la théorie à la pratique, ou du fait au droit ?
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