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Extrait du corrigé : Elle n'enseigne rigoureusement rien car elle contient tout et donne des exemples de tout ». 11. L'histoire progresse* Si, au contraire, on estime que l'on peut tirer les leçons de l'histoire, alors la science historique doit nous aider à analyser les événements passés et à les interpréter. Ainsi, les hommes se souviendront des actes commis, en comprendront les causes et décideront, si les mêmes causes se présentent à nouveau, de ne pas reproduire de semblables conséquences. Dans une telle perspective, on a plutôt confiance dans l'humanité, dans sa liberté et sa volonté : on croit à son progrès.* Ainsi, Marx, dans sa Contribution à la critique de l'économie politique (1859) considère qu'à travers ses contradictions, ses stagnations et ses retours en arrière (une guerre en suit une autre, alors que l'on s'était juré de ne plus recommencer), l'histoire progresse malgré tout. Le mode de production féodal représente une avancée par rapport au mode de production esclavagiste, le capitalisme constitue un progrès à l'égard du mode de production féodal. Pour obtenir la suite et la fin de ce devoir un second et dernier code PassUp vous est demandé. CITATIONS: « Les vivants sont toujours, et de plus en plus, gouvernés nécessairement par les morts : telle est la loi fondamentale de l'ordre humain. » Comte, Catéchisme positiviste, 1852.
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Analyse du sujet.
· Ce sujet pose une question de capacité : peut-on signifie à la fois :
o Est-ce que techniquement c'est possible de tirer une leçon de l'expérience ? On aborde alors l'expérience en tant qu'elle est un maitre pour nous, qu'elle nous donne un acquis qui restera en nous durant toute notre vie.
o Est-ce que c'est bien une leçon que l'on tire de l'expérience ? La leçon étant un acquis, peut on considérer que ce qui ne vient que de l'expérience puisse être retenu ?
· Pour répondre à cette double question, il faut aussi mieux comprendre ce que l'on retient par les termes de leçon et d'expérience.
· La leçon est comprise de nos jours comme ce qui est donné à apprendre par le maitre. Ce sens signifie pour nous que l'expérience puisse être notre maitre. Mais aussi que ce qui est donné par l'expérience puisse s'apprendre, c'est-à-dire que l'on puisse le répéter de manière sûre, comme nous l'avons-nous même appris.
· La leçon nous ramène donc à un questionnement de la certitude de l'acquis. Ce que l'on a appris de l'expérience, si cette dernière est une leçon, reviens à considérer une valeur idéale de l'apprentissage.
· L'expérience, justement, se définit ce qui est vécu, quelque chose dont on a la sensation et qui peut nous apprendre autre chose. Elle peut aussi, en termes scientifiques, être provoquée pour pouvoir l'étudier. C'est avant tout une sensation.
· L'expérience pose aussi un problème philosophique majeur, qui est le point d'accroche de ce sujet : par l'expérience, peut-on connaitre des notions universelles, qui puissent exister avant même que nous en fassions l'expérience ?
· Ce qui nous intéresse dans ce sujet, c'est ce problème, entre idéalisme et empirisme, qui veut que les premiers voient, comme Platon, un monde des idées, et que les seconds n'admettent d'autre connaissance que celle qui vient de l'expérience.
· L'expérience comme leçon, si elle peut-être considérée ainsi, devra donc être observée sous ce double objectif : soit elle est ce qui donne toute connaissance, soit elle ne permet pas réellement de connaitre.
Problématisation.
L'expérience se conçoit naturellement comme quelque chose qui nous donne à connaitre. Cependant, est-il possible de ne connaitre que par l'expérience ? La connaissance est-elle quelque chose que nous avons d'ores et déjà en nous, auquel cas l'expérience n'est qu'un répétiteur qui nous rappel ce que l'on sait déjà ? Ou au contraire, nous ne connaissons que par l'expérience, notre esprit ne pouvant alors conceptualiser qu'à partir d'elle ? Enfin, est-il envisageable de voir dans l'expérience un maitre qui nous donne la leçon, leçon que nous pourrions alors à notre tour transmettre ?
« Les vivants sont toujours, et de plus en plus, gouvernés nécessairement par les morts : telle est la loi fondamentale de l'ordre humain. » Comte, Catéchisme positiviste, 1852.
«Connaître le passé est une manière de s'en libérer puisque seule la vérité permet de donner assentiment ou refus en toute lucidité. » Raymond Aron, Dimensions de la conscience historique, 1960.
« L'Histoire justifie ce que l'on veut. Elle n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout et donne des exemples de tout. » Valéry, Regards sur le monde actuel, 1945.
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