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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- tout : La totalité sans exception.
- critiquer : Soumettre à l'analyse, faire un examen. Faire un examen appréciatif. Emettre un jugement faisant ressortir les défauts, jugement défavorable
Extrait du corrigé : Il semble donc que la critique soit doublement liée aux fins et aux valeurs : d'une part celles-ci la déterminent, d'autre part, la critique peut se retourner contre elles et les prendre pour objet. On peut voir dans cette réflexivité ce qui donne sens au tout de la question « Peut-on tout critiquer? ». Nous pouvons alors, en retour, déterminer les deux axes du problème à traiter : → toutes les valeurs sont-elles vulnérables face à la critique? Y a-t-il des valeurs dont l'origine les prévient contre toute critique? → toutes les valeurs et toutes les fins sont-elles capables d'orienter des critiques? Enfin, le sijet comporte une troisième ambiguïté : celle du pronom on. De cette équivoque, naissent encore deux axes possibles : considérer la critique en soi, indépendemment de celui qui l'exerce, et considérer le sujet même de la critique comme ce qui d'elle pose problème : qui peut critiquer? Et en particulier, qui peut critiquer quoi? ● Résumons-nous.
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Le corrigé du sujet " Peut-on tout critiquer ?" a obtenu la note de : aucune note
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La critique renvoie à une dimension essentielle de l’activité rationnelle et, précisément de l’activité philosophique. En effet, critiquer , c’est opérer des partages, des discernements, et porter des jugements. La critique apparaît donc comme une activité judiciaire au sein de la raison, dans la mesure où ce tri et ce jugement lui permettent de distinguer dans les discours ceux qui lui paraissent vrais de ceux qui lui paraissent faux ou infondés. Cette activité contestataire, polémique, voire démystificatrice qu’est la critique est dès lors un aspect essentiel du travail philosophique. Car la critique s ‘exerce de façon rationnelle. Elle est recherche du vrai, mais recherche négative, au sens où plutôt que de dire forcément ce qui est vrai, elle met à jour dans le discours de l’autre ce qui ne l’est pas. C’est ce caractère à la fois rationnel et actif qui la place au fondement de la philosophie. Elle s’exerce dès lors sur des champs d’investigations divers, tels que la science mais également le religieux et le politique.
Cependant, si toute connaissance ou tout système politiquement juste est construit par la critique, qui nous empêche de tomber dans l’erreur ou dans l’illusion, par exemple d’une idéologie, peut-on, d’un point de vue logique, tout critiquer ? Il semble que la critique, dès lors qu’elle cherche à s’absolutiser, tombe dans un paradoxe. Car on critique toujours sur la base de ce que l’on croit être vrai. Pour démasquer l’ erreur, il faut soi-même affirmer une thèse différente. La critique, étant une activité rationnelle qui vise le vrai, elle ne saurait s’absolutiser sans révoquer sa prétention à le trouver. Tout critiquer, c’est priver la critique de ce qui la définit.
De plus, certaines questions ne semblent pas pouvoir être abordées par la critique. Car si cette dernière juge selon la raison, comment peut-elle juger absolument de ce qui ne relève justement pas d’une connaissance rationnelle, comme la foi religieuse ou encore les premiers principes de la connaissance ?
Il s’agit donc d’employer la critique non de manière absolue mais comme une méthode ponctuelle, essentielle à l’activité philosophique, mais qui doit pourtant laisser la place à des convictions elles-mêmes raisonnées. La foi véritable est d’ailleurs un exemple de ce rapport toujours sous tension entre nécessité de la critique et nécessité de l’affirmation sur le mode de la conviction.
Pour que la raison puisse s’exercer, nous avons donc besoin de la critique, mais pas comme d’une activité systématique, qui se nierait dès lors elle-même. La recherche de la connaissance a en revanche besoin d’elle comme une méthode, comme une critique justement critique envers elle-même, c’est-à-dire sachant se suspendre à certains moments où elle ne saurait se prononcer.
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