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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- tout : La totalité sans exception.
- prévoir : Voir avant. La prévision consiste à émettre un jugement sur ce qui sera le cas dans le futur. La possibilité de la prévision repose donc sur une certaine conception du monde et du temps. Soit la prévision consiste à savoir à l'avance ce qui se passe, d'un point de vue extérieur au temps (prescience) soit par l'utilisation des lois nécessaires du monde (prédétermination). La prescience peut alors appartenir à l'homme sous la figure de la divination (deviner : interpréter la volonté des dieux à partir des indices ou d'une intuition) ou du calcul (utiliser l'état antérieur d'un système et les lois qui s'y appliquent : non plus interpréter, mais déduire).
Extrait du corrigé : Or, l'intuition n'est ni une science, ni un savoir. Elle peut cependant être fondée sur l'expérience. C'est-à-dire qu'elle peut prendre comme appui une situation similaire s'étant déjà déroulée dans le passé et induisant un certain avenir. Wittgenstein, tractatus logico-philosophicus : « Nous ne pouvons inférer les événements de l'avenir des événements présents. La croyance au rapport de cause à effet est la superstition ». Il apparaît donc, ici, que la prévision et la prospective sont toutes deux une forme de la superstition, et surtout une force de l'imagination. Ainsi, la notion de toute prévisibilité est une illusion, non pas de la raison mais de l'imaginaire. Mais, cependant « comment prévoir sans imaginer ? » Bachelard, La poétique de l'espace. III.
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Le corrigé du sujet " Peut-on tout prévoir ? " a obtenu la note de : aucune note
"qui tout d'une exacte limites vérité prévoir illusions mort penser l'art dévoilement soi-même réponse être suis-je conscience question pas
La nature peut être définie à la suite de Kant comme « l'ensemble des phénomènes en tant qu'ils sont régis par des lois nécessaires » (Kant Prolégomènes). De ce point de vue tout est prévisible, pour autant que l'on possède les lois qui régissent ce tout. Si donc en fait, nous ne possédons pas ces lois, en droit, il est possible de calculer à partir de l'état initial du système son état final, en appliquant ces lois. La prévision n'est alors qu'une simple déduction qui ne doit rien au hasard, et qui réalise par la pensée ce qui se déroulera en réalité.
Cependant, c'est présupposer que le Monde, ou la totalité de ce qui existe, se réduit à la nature ainsi définie. En effet, ne faut-il pas admettre justement le domaine de la pensée elle-même, lequel ne pouvant se comprendre à partir des mêmes lois que les lois du monde. Et même, on peut douter, de par la liberté qui caractériser la pensée, qu'il soit possible d'y trouver des lois. Se voit ainsi exclu de la prévision toutes les actions qui ont pour origine la liberté.
En outre, c'est présupposer que le monde ou la nature forme un système cohérent : or, on doit admettre que le hasard existe, soit sous la forme d'une indétermination des événements soit sous la forme d'une rencontre de séries causales qui, bien que déterminées, sont imprévisibles.
Néanmoins, en droit, n'est-il pas possible d'examiner la totalité sous la dimension de l'éternité, en sorte que la science inclue en elle une prescience ? Le problème de la prévision est donc celui du rapport ambigu que l'homme entretient avec le temps : être temporel, il n'est néanmoins pas enfermé en lui.
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