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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Il s'agit d'une tentative pour « éliminer des conditions de la vie le travail ». Pourquoi ? Car le travail n'est pas au sommet de la hiérarchie des activités humaines. Comme idéal de bonheur, on trouve l'ataraxie, c'est-à-dire l'absence de troubles. Le travail nous éloigne de cette possibilité en nous rappelant sans cesse que nous sommes tributaires de besoins vitaux au même titre que tout bête (ex : le manger, le boire etc.) TRAVAILLER COMME UNE BÊTE, C'EST DÉNATURER LE TRAVAIL - Du peut-on il s'agit à présent de s'interroger sur le doit-on. Car s'il nous est possible de travailler comme des bêtes, quantitativement par exemple mais aussi qualitativement comme nous l'avons vu plus haut, ce déni n'est pas seulement celui de l'individu, mais celui de la société toute entière. L'homme au travail ne produit pas seulement des objets, il pense, il créé des liens sociétaux. Nier la dimension créative de cet acte, c'est aboutir à la tyrannie du travail : l'homme ne se libère pas à travers lui mais s'enferme dans un processus qui l'isole du reste de la société et le coupe également de lui-même. - Dans le cas du travail artistique, cela est encore plus visible : l'artiste créé des mondes, de nouveaux regards sur la réalité et un dialogue entre les membres de la société.
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Travailler comme une bête, selon le sens commun, revient à s’abrutir de son activité : y consacrer beaucoup de temps et d’énergie. L’expression en elle-même recèle pourtant une antithèse : l’homme se distingue précisément de l’animal en ce qu’il travaille.
Les problèmes a relever sont donc de nature diverse : comment fonder une distinction entre le travail humain et les activités animales ? Si l’on accepte dans un second temps l’expression du sens commun, quelles sont les conditions qui abaissent l’homme au niveau de la bête lorsqu’il travaille ?
Enfin, la dimension éthique du problème doit être mise en lumière : si le travail humanise la Nature et perfectionne celui qui le fait, travailler comme une bête, n’est-ce pas réduire l’homme à une machine d’exécution ?
En fait, le royaume de la liberté commence seulement là où l'on cesse de travailler par nécessité et opportunité imposée de l'extérieur ; il se situe donc, par nature, au-delà de la sphère de production matérielle proprement dite. De même que l'homme primitif doit lutter contre la nature pour pourvoir à ses besoins, se maintenir en vie et se reproduire, l'homme civilisé est forcé, lui aussi, de le faire et de le faire quels que soient la structure de la société et le mode de la production. Avec son développement s'étend également le domaine de la nécessité naturelle, parce que les besoins augmentent ; mais en même temps s'élargissent les forces productives pour les satisfaire. En ce domaine, la seule liberté possible est que l'homme social, les producteurs associés règlent rationnellement leurs échanges avec la nature, qu'ils la contrôlent ensemble au lieu d'être dominés par sa puissance aveugle et qu'ils accomplissent ces échanges en dépensant le minimum de force et dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine. Mais cette activité constituera toujours le royaume de la nécessité. C'est au-delà que commence le développement des forces humaines comme fin en soi, le véritable royaume de la liberté qui ne peut s'épanouir qu'en se fondant sur l'autre royaume, sur l'autre base, celle de la nécessité.
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