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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vaincre : ➢ L'emporter sur quelqu'un par les armes ➢ Remporter par les armes un avantage décisif sur un ennemi (singulier ou collectif) qui attaque ou se défend, dans un combat, dans une bataille, à la guerre. ➢ Dominer quelqu'un qui résiste, le soumettre à son emprise pour lui imposer sa volonté. ➢ Être plus fort qu'une réalité intérieure ou extérieure à soi-même. ➢ Surmonter par sa volonté, par sa ténacité (une force, une réalité puissante, hostile, nuisible ou déroutante). ➢ Venir à bout de, faire reculer une réalité puissante hostile ou nuisible
- peur : Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule. Crainte que quelque chose, considéré comme dangereux, pénible ou regrettable, se produise (surtout dans avoir peur) : Les médecins ont peur qu'il s'agisse d'une pneumonie.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Elle m'angoisse et m'inquiète, elle me fait peur car eut me décentre, m'oblige à relativiser mon point de vue personnel. Bien plus, je tends à projeter dans l'altérité tout le négatif que je ressens et expérimente : l'autre, c'est le mal, le négatif, l'étranger à moi que je refoule parce qu'il n'est pas moi, tout simplement. « Habitudes de sauvage », « Ça n'est pas de chez nous », etc. : tous ces exemples linguistiques nous signalent que la peur de ce qui diffère de moi s'enracine au plus profond de moi-même. l'humain, c'est moi ; quant à l'autre, il se donne à moicomme un négatif que je répudie. J éprouve une angoisse ou une peur irraisonnée devant le différent, angoisse ou peur qu'il semble fort difficile de vaincre. L'autre, c'est le barbare par excellence. Le barbare, dans notre langue immédiate, ne s'oppose-t-il pas linguistiquement à tout ce qui est civilisé, policé, raffiné et, tout simplement, humain ? Les Grecs distinguaient, pour leur part, les « Hellènes » et les autres peuples, « les Barbares ». Nous avons donc affaire à un type d'exclusion constitutif de l'humain, quasi originel.
Corrigé de 1549 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Peut-on vaincre la peur de l'autre ?" a obtenu la note de : aucune note
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• Est-il possible – et même légitime, si l'on tient compte du double sens de l'expression « peut-on » – de dominer et de réduire, au terme d'une lutte – car l'idée de « vaincre » implique celle de combat – le phénomène affectif marqué par la prise de conscience du danger lié à l'altérité, à ce qui n'est pas moi, à ce qui diffère de moi ? L'identité doit-elle s'imposer à la conscience, privilégiant uniquement le même, ce qui est constitutif d'elle-même et de sa propre essence ?
• L'autre s'oppose-t-il irréductiblement au moi ? Désigne-t-il quelque enfer en ce monde et symbolise-t-il le mal ou l'échec existentiel ? Le problème est, en définitive, de savoir si la « guerre des consciences » est un irréductible, si nous sommes voués à l'entre-déchirement. D'où l'enjeu de la question, son poids existentiel, son importance décisive, car cette question nous interroge sur notre situation dans le monde et enveloppe l'idée de modes d'être fort différents, selon la réponse apportée.
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