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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- croyance : Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
- raisonnement : Suite de propositions liées entre elles selon des principes déterminés et aboutissant à une conclusion. Synonyme de Syllogisme.
Extrait du corrigé : Les termes employés pour définir la religion (enthousiasme, sanction morale) expriment a contrario (à l'envers) le monde qu'elle reflète : sans enthousiasme, sans morale, sans honneur. Monde pénible, dont il faut se consoler, monde injustifiable, qu'il faut pourtant justifier. D'où l'énoncé, non seulement de la définition de la religion, mais de sa fonction sociale,, tout entière tournée vers la réhabilitation d'un monde catastrophique. De même qu'il faut aller au fond des choses pour mener la critique irréligieuse, il faut aller au fond des choses, pour comprendre la fonction de la religion. « Au fond », parce que la religion elle-même est le fondement, le sol, le point d'appui à partir duquel il est possible d'une part de consoler l'homme et de justifier le monde. Vide, sans contenu, la religion est pourtant une réalisation, une manière pour le réel de s'effectuer, mais sans réalité vraie, puisque Marx le dénonce, cette réalisation est de l'ordre du fantastique, on dirait aujourd'hui fantasmatique ou plus simplement de l'ordre de l'imaginaire, le caractère dérisoire de l'accolement impensable des deux termes contraires : « réalisation fantastique ». Mais la dimension imaginaire de la religion n'est que la reprise de l'être humain lui aussi en partie imaginaire. L'homme, autrement dit la société, l'Etat, s'échappe à lui-même, il ne se « possède pas ». La réalité qui est la sienne n'est pas complète, n'est pas achevée, n'a pas encore atteint sa vérité : « l'être humain ne possède pas de réalité vraie ». Lutter contre la religion en tant que telle ne saurait suffire.
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Le corrigé du sujet " Peut-on venir à bout d'une croyance par le raisonnement ?" a obtenu la note de : aucune note
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Notre société contemporaine a vu se développer en quelques décennies de considérables progrès technologiques, mais elle a aussi constaté le maintien voire la résurgence de croyances anciennes qu'on pensait dépassées. Alors comment se fait-il que la croyance n'est pas anéantie par les attaques de la raison. En un sens, si l'on juge que la croyance est irrationnelle, le travail du raisonnement consiste à combattre toutes croyances qui s'opposent à la raison. A condition, que la croyance et la raison se placent sur le même terrain. La croyance et le raisonnement sont-elles donc deux valeurs totalement antagonistes? N'occupent-elles pas plutôt des places différentes et complémentaires ? Le raisonnement peut-il espérer combattre efficacement la croyance ? Et celle-ci n'est elle pas une valeur intrinsèque à l'Homme ? L'Homme, même s'il raisonne, peut-il se passer de croire ?
Dans un premier temps, nous verrons si le raisonnement et la croyance sont vraiment deux valeurs antagonistes, puis nous montrerons que le raisonnement peut combattre la croyance, mais que c'est un combat perdu d'avance.
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