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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : C'est par sa conscience active que l'homme sort de l'emprise de la matière ; le philosophe est alors amené à exprimer la réalité humaine de la conscience comme étant la partie de l'homme qui lui permet de s'identifier, de se construire une personnalité par un acte libre et nouveau et non motivé et réduit aux intérêts pratiques et corporels provenant exclusivement de la matière. Annoncer comme Marx la fin de la philosophie et de l'utilité des philosophes, en raison de leur statut intellectuel ( c'est-à-dire hors de la matière ) ne permet pas de prendre en compte et de promouvoir une autre réalité en soi : celle de la conscience libre qui se désenchaîne du monde matériel, inerte et insignifiant en soi, si ce n'est qu'il est enclin à l'appétence du corps nivelant toute individualité. Sans tomber dans un schopenhauerisme outrancier ( aller à l'encontre du désir corporel ), le philosophe est le garant du discours qui défend l'expression de l'autonomie de la conscience afin qu'à l'intérieur de chacun, s'exprime chaque être authentique. Toute perception est relative à la disposition de la conscience de chacun, du choix de vie éthique et conscient ; c'est au philosophe d'être, par son discours, le garant de la spécificité de l'être humain : être différent et ainsi être fidèle à l'authenticité de l'être proprement humain ( être authentique, c'est être différent ) Ainsi l'écrit Heidegger : « Le langage est la maison de l'Etre. Dans son abri, habite l'homme. Les penseurs et les poètes sont les gardiens de cet abri » ( Lettre sur l'humanisme ) L'homme est appelé à développer sa personnalité ; c'est au philosophe d'être, non seulement le témoin, mais aussi l'archétype et le défenseur de la réalité humaine se distinguant de la réalité matérielle des corps. Conclusion : Sur le plan de la connaissance, il semble aller de soi que le philosophe cherche à dépasser le monde sensible et visible pour pouvoir le fonder dans des concepts abstraits ou des idées plus fondamentales. Nous ne pouvons comprendre le monde en nous contentant de ce que l'on voit. Mais méthodiquement, il est plus sûr et certain pour le philosophe de canaliser son discours sur la base de la perception sensible car le philosophe est avant tout un homme incarné dans un corps, témoin d'une certaine réalité concrète. Mais si le corps peut réduire notre champ de nos connaissances en fonction de nos intérêts pratiques, voire même nous leurrer, on peut penser que finalement la réalité humaine ne s'écarte guère d'une volonté de soumettre le monde pour le pouvoir de chacun, ce que l'homme pourra difficilement éluder.
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Le matérialisme est bien ce courant de pensée philosophique qui vise à expliquer toute réalité à partir de la matière, soit à partir de ce qui apparaît concrètement et de ce qui provient d’atomes .
Mais le philosophe matérialiste lui-même ne va-t-il pas à sa perte dans la mesure où là où s’arrête son interprétation, à ce que l’on voit et à ce que le physico-chimiste étudie en profondeur, là advient la mort non seulement de sa propre philosophie ( relayée par d’autres observateurs, cette philosophie n’a plus lieu d’être ), mais encore de sa dénonciation d’une philosophie abstraite et spirituelle ( car la philosophie matérialiste utilise elle-même et paradoxalement encore des notions abstraites : « atomes », « matière »... ) Alors, pour que la philosophie vive et développe ses concepts abstraits, ne doit-elle pas ou n’a-t-elle pas plutôt intérêt à se détacher de toute matière ? Autrement dit sa tâche spécifique, que l’on retrouve même chez un matérialiste, n’est-il pas d’abstraire, dévoilant alors une réalité non seulement invisible et abstraite mais aussi spirituelle ? Certes l’abstraction est une condition sine qua non de la philosophie. Mais la fin de la philosophie ne reste-t-elle pas néanmoins de nous donner le sens de ce monde réel, concret, sensible et matériel ? En sortira-t-elle pour autant perdante, voire même suicidée ? Parler du sens de la réalité concrète ne signifie pas non plus que cette réalité ne possède pas de fondements et de fins abstraits. Le philosophe ne doit-il pas alors sortir de cette réalité concrète pour mieux en parler ? Comment le peut-il ?
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