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Le philosophe est-il un sceptique ?

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Sujet : Le philosophe est-il un sceptique ?

Aperçu du corrigé : Le philosophe est-il un sceptique ?



Publié le : 3/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • sceptique : Se dit de celui qui juge l'esprit humain incapable de rien connaître avec certitude et qui en conclut à la nécessité du doute universel.

Le scepticisme est un courant qui traverse de part en part l'histoire de la philosophie, et qui ne se limite pas à la période de l'Antiquité. La permanence d'un "camp sceptique" à travers le développement de la réflexion philosophique n'est-elle pas un indice sûr de l'identité profonde entre scepticisme et philosophie ? Certes, on rétorquera facilement que face aux contestations des sceptiques, se sont toujours dressées les prétentions des "philosophes dogmatiques". A mieux analyser toute philosophie, on peut constater que le point de vue sceptique y prend peut-être sa place comme un moment, une étape indispensable, même si cette étape est destinée, plus ou moins rapidement à être dépassée.

Le philosophe apparaît volontiers comme un sceptique dans la mesure où il se défie de tout jugement hâtif, des opinions et préjugés courants, et semble ainsi ne croire ni à Dieu ni à Diable. L'assentiment qu'il donne à une idée quelconque semble même retenu : le philosophe serait l'homme des arrières-pensées. Il peut même se montrer ironique, voire cynique, c'est-à-dire sans illusions. Il est vrai qu'on ne prête qu'aux riches : le philosophe n'est-il pas en partie responsable de cet état de choses ? Il lui faut alors se démarquer de l'attitude sceptique et montrer qu'il n'est pas ce qu'il paraît être, et que le scepticisme n'est pas ce qu'on croit.



Le doute cartésien est un doute optimiste et héroïque, un déblaiement préalable qui précède la construction de l'édifice philosophique, une décision volontaire de faire table rase de toutes les connaissances antérieures pour bâtir une philosophie nouvelle. 2° Les arguments des sceptiques grecs.Tout au contraire, le scepticisme absolu des pyrrhoniens et de leurs disciples n'est pas un point de départ mais une conclusion -la conclusion d'échec- au terme de l'aventure du savoir.Enésidème avait groupé les arguments sous dix titres ou « tropes que Sexus Empiricus réduisit à cinq. Il faut connaître ces arguments qu'on retrouve chez Montaigne, chez Pascal et chez Anatole France. (a) La contradiction des opinions.Les sophistes grecs frappés par la contradiction des opinions des philosophes (par exemple : Héraclite disait que le réel n'est que changement, alors que Parménide niait le changement) aboutissent à la conclusion pessimiste que la vérité (qui devrait être universelle) est inaccessible. Les sceptiques ont été parfois de grands voyageurs qui, à force d'avoir vu les gens les plus divers professer des opinions contradictoires, adopter des valeurs différentes, ne croient plus à rien. Pyrrhon avait par exemple accompagné le conquérant Alexandre dans un grand nombre de ses expéditions. Montaigne avait visité l'Allemagne, l'Italie, mais avait surtout dans sa « librairie » voyagé parmi des systèmes philosophiques innombrables et tous différents.
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