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Sujet : Philosopher nous rend-il malheureux ?

Définitions des termes :
  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • malheureux : Sens 1: Qui est dans une situation difficile. Sens 2: Qui évoque la tristesse, le malheur. Sens 3: Qui n'a pas de chance.

Extrait du corrigé :   Transition : Le choix de la philosophie n'est pas sans prix. Il suppose une purification de l'âme en quelque sorte, puisque l'erreur doit être proscrite. La prise de conscience de notre ignorance est la première étape mais elle n'est pas la moins douloureuse. Troisième partie :   La philosophie comme règle de vie.   3.1    Apprendre à philosopher et non apprendre la philosophie.   La philosophie n'est pas une matière comme les autres, elle ne peut se résumer à être un agrégat de connaissances. Elle est avant tout une manière de penser et de raisonner. C'est pourquoi Kant conteste la possibilité d'apprendre la philosophie, on n'apprend pas la philosophie mais on apprend à philosopher. « Il ne doit pas apprendre des pensées, mais apprendre à penser ; on ne doit pas porter l'élève, mais le guider, si l'on veut qu'à l'avenir il soit capable de marcher par lui-même.

	Philosopher nous rend-il malheureux  	?

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Définitions

  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • malheureux : Sens 1: Qui est dans une situation difficile. Sens 2: Qui évoque la tristesse, le malheur. Sens 3: Qui n'a pas de chance.

Problématique

La philosophie, comme amour de la sagesse, pourrait être comprise comme étant une activité propice à la quiétude et donc à une certaine forme de bonheur. Cependant la philosophie ne doit pas être comprise comme un moyen au service d’une fin. D’autre part bien loin de faire le bonheur de l’homme, elle produit en l’homme un sentiment de profonde ignorance pouvant occasionner tristesse et désespoir. Le fait de philosopher coïncide avec une prise de conscience douloureuse de notre finitude et de notre imperfection. Pour autant peut-on résumer la philosophie à une épreuve ? Peut-on par elle trouver un moyen de régler sa vie et ainsi acquérir une forme de plénitude ? Afin de répondre à ces différentes questions nous allons procéder en trois étapes. La première consiste à présenter l’hypothèse selon laquelle la philosophie serait la condition du bonheur. La deuxième pose le problème d’une autre acception de la philosophie qui tend à en faire une épreuve douloureuse. Enfin la troisième la présente comme une règle de vie.

 



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