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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- place : Lieu, endroit, position, importance.
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
Extrait du corrigé : § La philosophie paraît liée aux débuts des sciences, non à leur développement : une science est fondée dès qu'elle dispose de ses principes et de sa méthode, il semble dès lors qu'elle dispose librement du domaine de la réalité qui lui appartient en propre, et puisse désormais considérer la philosophie comme une étape de son développement historiquement dépassée. § Dans la société moderne, la quantité des résultats scientifiques s'est prodigieusement accrue. La science a compétence sur la totalité du réel ; les sciences de l'homme et de la vie peuvent également se prononcer sur des valeurs (maladie/santé, normal/anormal, fonctionnel/inadapté), qui ne sont plus alors le propre de la philosophie. Mais la philosophie n'est-elle pas un devoir ? N'est-elle pas ce qui permet de conserver, dans une société voire un monde gouvernés par la science, une part d'humanité ? Plus loin encore, n'est-elle pas utile à la recherche scientifique elle-même ? III) La philosophie comme devoir. § La philosophie semble néanmoins inhérente à la nature humaine, ne serait-ce que par sa définition première d'étonnement face aux choses. N'est-ce pas en effet le moteur de toutes les recherches malgré tout ? L'exercice de la philosophie apparaît dès lors selon une double dimension : d'abord parce qu'elle n'est que le prolongement d'une attitude naturelle à l'homme (et qui le caractérise en tant que tel), mais aussi parce qu'un tel exercice permet de garder un regard critique sur le réel dans la totalité de ses dimensions, comme pour les études philosophiques sur les conséquences de certaines avancées techniques ou scientifiques, études réflexives qui apparaissent toutes nécessaires à la fois pratiquement et éthiquement.
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Le corrigé du sujet " La philosophie a-t-elle une place dans la société moderne ?" a obtenu la note de : aucune note
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§ La philosophie se définit comme un travail critique de la pensée sur elle-même, comme l’exercice d’une liberté de mettre son jugement en pratique. Elle apparaît originairement comme un étonnement face aux choses, qui permet par la suite de trouver un moyen d’investigation efficace à la connaissance de ces choses. Comme étonnement originaire, la philosophie peut alors apparaître comme une discipline visant à s’abolir dans les recherches qu’elle met en œuvre. N’est-elle alors utile que provisoirement afin de mettre en place tous les champs de problèmes et de questionnement ?
§ La société moderne apparaît fondamentalement comme une société gouvernée par le règne de la science, de l’expérimentation, des recherches scientifiques, tous les problèmes apparaissant alors devoir être résolus par cette voie.
§ C’est semble t-il dans ce contexte d’un monde gouverné par la toute puissance de la science que peut se poser la question de la nécessité de la philosophie : a quoi sert encore de réfléchir philosophiquement sur des questions alors que l’urgence de la société moderne nous invite au contraire à agir. La philosophie n’est-elle pas alors proprement inefficace dans ce contexte ?
§ Néanmoins, peut-on réellement se passer de la philosophie ? N’est-elle pas la discipline par laquelle tout est systématiquement réfléchi et remis en question ? N’est-elle pas ce qui permet à l’homme d’exercer sa liberté, celui-ci se trouvant alors prisonnier lorsqu’il est privé de philosophie ? Dans ce contexte elle apparaît alors nécessaire à la conservation d’un monde « humain » malgré l’essor toujours plus important de la science et de la technologie.
§ La philosophie est-elle ce travail critique, porté par l’étonnement primitif, provisoire et visant à s’abolir au profit de la science, maîtresse dans la société moderne ou la philosophie peut-elle toujours jouer un rôle dans la société moderne, comme appui de la science voire comme nécessité vitale venant freiner la dangereuse toute puissance de la science ?
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