LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- illusion : Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.
Extrait du corrigé : Le désir de philosophie prend donc sa source dans la prise de conscience que nous vivons dans l'illusion, prise de conscience que les dialogues menés par Socrate provoquent. La connaissance philosophique prémunit contre cette illusion en donnant accès à l'essence véritable de chaque chose et au bien, qui rend impossible le désir de se tromper soi-même. 2° La philosophie qui combat l'illusion est la plus asservissante des illusions La pensée de Nietzsche opère un renversement des valeurs attachées à la philosophie et à la morale traditionnelles depuis Platon, et parmi elles, de la philosophie comme recherche d'une vérité transcendante. Une telle philosophie, en affirmant qu'il existe une vérité unique au-delà des apparences, maintient l'homme dans une illusion affaiblissante et asservissante, celle de l'existence d'un « arrière monde » fondant une morale du renoncement à l'affirmation de la vie et du corps. La véritable philosophie, celle du surhomme, consiste à mettre fin à cette illusion métaphysique pour la remplacer par des illusions positives : il n'y a pas de vérité unique, seulement des interprétations, des apparences, au sein de ce monde sensible qui est le seul à exister. La volonté de puissance, qui est affirmation des valeurs authentiques de la vie et du corps, va de pair avec l'affirmation du pouvoir créateur de l'illusion: l'art est ainsi le fruit d'une illusion qui s'affirme comme illusion. La véritable philosophie prémunit contre l'illusion qu'est la philosophie de la vérité, et affirme donc la positivité de ce qui était pour cette philosophie des illusions négatives. 3° La philosophie admet certaines illusions, ancrées dans un besoin humain La philosophie de nietzsche veut mettre fin à l'illusion d'un arrière-monde transcendant et affirmer la valeur des apparences, mais l'ampleur de cette illusion ne montre-t-elle pas qu'elle a sa source dans un besoin de l'homme de ne pas se contenter du monde sensible ? La perspective critique de Kant, qui s'interroge sur les conditions de possibilités et les limites des facultés humaines, met en avant l'existence d'illusions constitutives de la Raison : nous ne pouvons connaître que les phénomènes sensibles, et non les choses en soi, mais la Raison a pour nature de vouloir connaître ces choses dont on ne peut prouver l'existence : Dieu, le monde comme totalité et l'âme. La Raison forme ainsi des Idées, qui sont des concepts qui ne correspondent à aucune intuition sensible : elle s'illusionne donc si elle pense connaître ces objets, alors qu'elle ne peut que les penser.
Corrigé de 1134 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " La philosophie prémunit-elle contre l'illusion ?" a obtenu la note de : aucune note
penser est-ce suis-je vérité philosophie dévoilement l'illusion contre "qui conscience réponse obéir mort liberté renoncer question d'une illusions exacte l'art limites
L’illusion est une méprise qui consiste à prendre l’apparence pour la réalité et la vérité. Contrairement à la connaissance fausse qu’est l’erreur, l’illusion ne semble pas seulement s’expliquer par notre rapport avec l’objet à connaître, mais impliquer égalem ent un rapport à nous-mêmes. Si l’illusion consiste alors dans une certaine mesure à se duper soi-même, elle semble plus difficile à rectifier que l’erreur : on peut prendre par nous-mêmes conscience d’une erreur, alors que l’on résiste à reconnaître comme telle une illusion. Faut-il alors penser que la philosophie nous prémunit contre l’illusion, en garantissant à la fois un rapport adéquat aux choses, nous permettant d’appréhender la vérité sans nous laisser piéger par les apparences, et un rapport adéquat à nous-mêmes, dans lequel nous n’aurions plus besoin de chercher à nous tromper nous-mêmes ? la philosophie n’amène-t-elle pas au contraire à mettre en doute l’idée qu’il existerait une vérité indépendante, qui pourrait nous défendre de toute illusion, voire à douter du fait que l’illusion soit par essence négative et doive être corrigée ? Nous verrons tout d’abord que la philosophie nous permet de sortir des illusions par la connaissance d’une réalité transcendante, avant de se demander si cette recherche de la vérité n’est pas elle-même une illusion. On pourra alors affirmer que la philosophie reconnaît la valeur constitutive et pratique de certaines de nos illusions.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie