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Extrait du corrigé : La sensibilité est liée à la souffrance. La pitié ne suppose rien d'autre que la sensibilité physique et la sensation que j'identifie. C'est pourquoi la souffrance est un sentiment naturel. La pitié précède la réflexion. Dans l'état de nature, la pitié « tient lieu de lois, de moeurs, et de vertu avec cet avantage que nul n'est tenté de désobéir à sa douce voix », écrit Rousseau. La pitié n'est pas un sentiment moral, contrairement à la thèse nietzschéenne, car toute morale suppose un jugement. La pitié ne réfléchit pas, elle s'éprouve et agit dans l'immédiateté. 3 - La morale de la pitié La voix de la pitié ressemble à celle de la conscience morale. Dans l'état de nature et au-delà de l'état de nature, la pitié fonde un rapport de justice à autrui. Rousseau énonce une maxime de la pitié : Fais ton bien avec le moindre mal d'autrui qu'il est possible.
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La pitié est un sentiment d'affliction que l'on éprouve pour les maux et les souffrances d'autrui. Sentiment d’affliction d’autant plus lourd que nous héritons des valeurs chrétiennes. Le sentiment est de l’ordre du ressenti. Il n’est pas sur le même plan que la raison. Un sentiment s’éprouve tandis que la raison commande, légifère. Il est difficile de concevoir la pitié hors du cadre religieux. La pitié est un sentiment que l’on éprouve à l’égard d’autrui. En radicalisant, la pitié pourrait provoquer l’oubli de soi dans le rapport à autrui. Telle fut l’attitude de certains saints ou mystiques. Mais la pitié n’est-elle qu’un sentiment d’affliction ? Se caractérise-t-elle uniquement par la souffrance d’autrui et la douleur de ne pouvoir remédier à sa peine ?
Problème : La pitié est-elle un sentiment mauvais en tant qu’il se retourne contre nous dès lors que l’on agit telle que nous l’ordonne les sens et non la raison ? Ou, au contraire, est-il possible de déceler dans la pitié un principe actif ?
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