Le plaisir est-il l'origine et la fin de l'art ?
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Publié le : 9/1/2004 -Format:
- plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.
- origine : Sens 1 Commencement, début. Sens 2 Provenance, milieu duquel quelqu'un, quelque chose est issu.
- fin : 1. Terme, limite, cessation, interruption d'un phénomène ; opposée à commencement. 2. But vers lequel tend un acte (SYN. dessein) ; ce en vue de quoi quelque chose est fait ; opposée à moyen. Rem. : les sens 1 et 2 sont souvent confondus, comme dans l'adage : « La fin est première dans l'intention, dernière dans l'exécution » ; la confusion entraîne celle de la cessation d'une action, du dessein qui préside à son exécution et du but qu'elle atteint ; c'est cette confusion qui est au coeur de l'idée ant. selon laquelle la fin d'un être est sa perfection, son achèvement. 3. (Par anal.) Ce qui explique pourquoi une chose est telle qu'elle est : organisation de son activité ou de ses parties ; cf. finalité. 4. Fin dernière : fin ultime au sens de but ou de terme absolu, tel que le souverain bien ; SYN. fin suprême ; fin en soi : pour KANT, fin objective, nécessaire, inconditionnelle ; opposée à fin subjective, empirique. 5. Règne des fins : état dans lequel les volontés des êtres raisonnables sont censées s'accorder entre elles et avec l'ordre du monde (SYN. monde des esprits) ; il s'agit pour KANT d'un idéal pratique posant la liaison systématique, par des lois objectives communes, des êtres raisonnables en tant qu'ils sont une fin en soi, et qu'ils peuvent se proposer des fins. 6. Final : a) Qui constitue ou concerne un terme ; SYN. ultime, dernier, opposé à initial. b) Cause finale : qui provoque ou explique un fait à la manière d'un but à atteindre, ou comme moyen par rapport à une fin ; opposée à cause efficiente ; cf. cause, finalisme, téléonomie. 7. Finalité. : a) Fait de posséder une fin, une signification, d'être organisé selon un dessein, un plan ; on distingue : la finalité externe qui a pour fin un être autre que celui dont il est question ; la finalité interne à un être dont les parties sont considérées réciproquement comme moyen et fin (cf. un organisme) ; la finalité immanente qui résulte de la nature et du développement de l'être même (adaptation du vivant à son milieu) ; la finalité transcendante qui est réalisée dans un être par l'action qu'exerce sur lui un autre être. b) Principe de finalité : la nature ne fait rien en vain, c.-à-d. tout être a une fin ; d'où, à l'inverse, l'idée d'une preuve de l'existence de Dieu à partir de l'existence de la finalité dans la nature ; cf. téléologique (argument ). 8. Finalisme : a) Caractère de ce qui dépend d'une fin. b) Toute doctrine qui affirme l'existence d'une cause finale de l'univers, ou (par ext.) qui utilise les causes finales comme principes explicatifs ; opposé à mécanisme.
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
L'art est création d'une oeuvre dont le but est de plaire. L'oeuvre résulte d'un désir de communiquer une joie, de faire partager un plaisir.
Mais l'artiste crée-t-il par plaisir ou pour faire plaisir ? Le plaisir n'est-il pas trop lié à un état sensible, limité, pour expliquer l'art ? L'art ne peut-il pas déplaire, irriter, ou bien tourmenter ?
S'il peut être plaisant de visiter un musée ou d'aller à un concert, il l'est parfois moins immédiatement de contempler une toile précise ou d'entendre une composition musicale... Au xviie siècle, on affirmait volontiers que l'ambition de l'écrivain était de « plaire ». Faut-il comprendre dans ce verbe la satisfaction immédiate d'un public ? Et si même ce public ressent un certain plaisir, cela signifie-t-il que la réception d'une oeuvre s'en tient là, et faut-il complémentairement admettre qu'elle n'a été motivée que par la production de ce plaisir ? Le plaisir est-il l'origine et la fin de l'art ?
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- A - L'ART VISE UNE SATISFACTION OU VEUT EXPRIMER UNE SATISFACTION.
- B - CEPENDANT : LE PLAISIR N'EST-IL PAS UN ETAT TROP EXCLUSIVEMENT SENSIBLE ?
- C - L'ART NE PEUT PAS DÉPENDRE DU PLAISIR : IL SERAIT LIMITE.
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