NoCopy.net

PLATON: le mythe de Prométhée

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< PLATON: Ame et Vérité PLATON: De la nécessaire obéissance aux lois ... >>
Partager

PLATON: le mythe de Prométhée

Philosophie

Aperçu du corrigé : PLATON: le mythe de Prométhée



Publié le : 27/2/2008 -Format: Document en format FLASH protégé

	PLATON: le mythe de Prométhée
Zoom

C'était au temps où les Dieux existaient, mais où n'existaient pas les races mortelles. Or, quand est arrivé pour celles-ci le temps où la destinée les appelait aussi à l'existence, à ce moment les Dieux les modèlent en dedans de la terre, en faisant un mélange de terre, de feu et de tout ce qui encore peut se combiner avec le feu et la terre. Puis, quand ils voulurent les produire à la lumière, ils prescrivirent à Prométhée et à Epiméthée de les doter de qualités, en distribuant ces qualités à chacune de la façon convenable. Mais Epiméthée demande alors à Prométhée de lui laisser faire tout seul cette distribution : « Une fois la distribution faite par moi, dit-il, à toi de contrôler ! » là-dessus, ayant convaincu l'autre, le distributeur se met à l'oeuvre. En distribuant les qualités, il donnait à certaines races la force sans la vélocité ; d'autres, étant plus faible étaient par lui dotées de vélocité ; il armait les unes, et, pour celles auxquelles il donnait une nature désarmée, il imaginait en vue de leur sauvegarde quelque autre qualité : aux races, en effet, qu'il habillait en petite taille, c'était une fuite ailée ou un habitat souterrain qu'il distribuait ; celles dont il avait grandi la taille, c'était par cela même aussi qu'il les sauvegardait. De même, en tout, la distribution consistait de sa part à égaliser les chances, et, dans tout ce qu'il imaginait, il prenait ses précautions pour éviter qu'aucune race ne s'éteignit. Mais, une fois qu'il leur eut donné le moyen d'échapper à de mutuelles destructions, voilà qu'il imaginait pour elles une défense commode à l'égard des variations de température qui viennent de Zeus : il les habillait d'une épaisse fourrure aussi bien que de solides carapaces, propres à les protéger contre le froid, mais capables d'en faire autant contre les brûlantes chaleurs ; sans compter que, quand ils iraient se coucher, cela constituerait aussi une couverture, qui pour chacun serait la sienne et qui ferait naturellement partie de lui-même ; il chaussait telle race de sabots de corne, telle autre de griffes solides et dépourvues de sang. En suite de quoi, ce sont les aliments qu'il leur procurait, différents pour les différentes races pour certaines l'herbe qui pousse de la terre, pour d'autres, les fruits des arbres, pour d'autres, des racines ; il y en a auxquelles il a accordé que leur aliment fût la chair des autres animaux, et il leur attribua une fécondité restreinte, tandis qu'il attribuait une abondante fécondité à celles qui se dépeuplaient ainsi, et que, par là, il assurait une sauvegarde à leur espèce. Mais, comme (chacun sait cela) Epiméthée n'était pas extrêmement avisé, il ne se rendit pas compte que, après avoir ainsi gaspillé le trésor des qualités au profit des êtres privés de raison, il lui restait encore la race humaine qui n'était point dotée ; et il était embarrassé de savoir qu'en faire. Or, tandis qu'il est dans cet embarras, arrive Prométhée pour contrôler la distribution ; il voit les autres animaux convenablement pourvus sous tous les rapports, tandis que l'homme est tout nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé. déjà, était même arrivé cependant le jour où ce devait être le destin de l'homme, de sortir à son tour de la terre pour s'élever à la lumière. Alors Prométhée, en proie à l'embarras de savoir quel moyen il trouverait pour sauvegarder l'homme, dérobe à Héphaïstos et à Athéna le génie créateur des arts, en dérobant le feu (car, sans le feu, il n'y aurait moyen pour personne d'acquérir ce génie ou de l'utiliser) ; et c'est en procédant ainsi qu'il fait à l'homme son cadeau. Voilà donc comment l'homme acquit l'intelligence qui s'applique aux besoins de la vie. Mais l'art d'administrer les Cités, il ne le posséda pas ! Cet art en effet était chez Zeus. Mais il n'était plus possible alors à Prométhée de pénétrer dans l'acropole qui était l'habitation de Zeus, sans parler des redoutables gardes du corps que possédait Zeus. En revanche, il pénètre subrepticement dans l'atelier qui était commun à Athéna et à Hèphaïstos et où tous deux pratiquaient leur art, et, après avoir dérobé l'art de se servir du feu, qui est celui d'Hèphaïstos, et le reste des arts, ce qui est le domaine d'Athéna, il en fait présent à l'homme. Et c'est de là que résultent, pour l'espèce humaine, les commodités de la vie, mais, ultérieurement, pour Prométhée, une poursuite, comme on dit, du chef de vol, à l'instigation d'Epiméthée ! « Or, puisque l'homme a eu sa part du lot Divin, il fut, en premier lieu le seul des animaux à croire à des Dieux ; il se mettait à élever des autels et des images de Dieux. Ensuite, il eut vite fait d'articuler artistement les sons de la voix et les parties du discours. Les habitations, les vêtements, les chaussures, les couvertures, les aliments tirés de la terre, furent, après cela, ses inventions. Une fois donc qu'ils eurent été équipés de la sorte, les hommes, au début, vivaient dispersés : il n'y avait pas de cités ; ils étaient en conséquence détruits par les bêtes sauvages, du fait que, de toute manière, ils étaient plus faibles qu'elles ; et, si le travail de leurs arts était un secours suffisant pour assurer leur entretien, il ne leur donnait pas le moyen de faire la guerre aux animaux ; car ils ne possédaient pas encore l'art politique, dont l'art de la guerre est une partie. Aussi cherchaient-ils à se grouper, et, en fondant des cités, à assurer leur salut. Mais, quand ils se furent groupés, ils commettaient des injustices les uns à l'égard des autres, précisément faute de posséder l'art d'administrer les cités ; si bien que, se répandant à nouveau de tous côtés, ils étaient anéantis.PLATON


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : 	PLATON: le mythe de Prométhée	Corrigé de 2674 mots (soit 4 pages) directement accessible
» VOIR LE DETAIL

Le corrigé du sujet " PLATON: le mythe de Prométhée " a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Problématique

Se rappeler aussi que Pascal définit l'homme comme le «roseau pensant», en fait comme un être fragile qui se distingue des autres créatures par sa conscience de soi... 2. La dimension ethnologique du mythe : les ambiguïtés du progrès Le mythe de Prométhée fait partie de l'histoire des idées. Il intéresse donc l'ethnologue et notamment Lévi-Strauss, qui prend appui sur les mythes pour dégager les principes de son anthropologie structurale. Son histoire symbolise le caractère ambigu du progrès technique — à double tranchant, pourrait-on dire — car il induit une évolution favorisant l'humain dans l'homme à condition d'être vraiment maîtrisé, sinon nous voyons apparaître un nouveau mythe, moderne cette fois : celui de la créature inventée par l'homme et se retournant contre lui (= Docteur Jeckill and Mr Hyde; Frankenstein, création de Mary Shelley dont le mari écrit une version de Prométhée).

Ajouté par PROF

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Le mythe de Prométhée signifie que toute la tristesse du monde a son siège dans le foie., F. MAURIAC, le Noeud de vipères, XVI.

Ajouté par webmaster

Quels sont les mythes simples qui la remuent -(cette foule), qui provoquent ses passions? Découvrons-les dans les journaux qu'elle lit, dans les spectacles auxquels elle assiste, dans les propos qu'elle tient. Ils sont quatre, intimement mêlés : mythe de l'argent, mythe du confort, mythe de l'action, mythe de la vitesse., DANIEL-ROPS, le Monde sans âme, IV.

Ajouté par webmaster

.1 Monsieur a bien une petite profession, une spécialité... Enfin, qu'est-ce que Monsieur sait faire? - Rien, recommença Prométhée. - Alors mettons : homme de lettres., GIDE, le Prométhée mal enchaîné, -in Romans, Pl., p. 307.

Ajouté par webmaster

Pour un très grand nombre de gens, aujourd'hui, mythe ou bien signifie pensée confuse, ou bien mensonge, ou bien erreur (...) Je pourrais aligner des douzaines de citations qui ne feraient que confirmer l'extension de ce sens et sa vulgarisation. En 1950, toute idée fausse en effet, toute interprétation erronée d'un événement, d'une doctrine, est traitée volontiers de «mythe» : «mythe», cette confiance des Français en leur ligne Maginot; «mythe» , l'alliance germano-russe de 1939 (...) valeur aujourd'hui passionnelle et floue du mot (...), ÉTIEMBLE, le Mythe de Rimbaud, Introd., p. 42.

Ajouté par webmaster

-Mythe est le nom de tout ce qui n'existe et ne subsiste qu'ayant la parole pour cause (...) En vérité, il y a tant de mythes en nous et si familiers qu'il est presque impossible de séparer nettement de notre esprit quelque chose qui n'en soit point. On ne peut même en parler sans mythifier encore, et ne fais-je point dans cet instant le mythe du mythe pour répondre au caprice d'un mythe? (...) Songez que demain est un mythe, que l'univers en est un; que le nombre, que l'amour, que le réel comme l'infini, que la justice, le peuple, la poésie... la terre elle-même sont mythes (...), VALÉRY, Variété II, p. 230-232-233.

Ajouté par webmaster

Le mythe, introduit dans l'art de Platon, comme l'épopée par Homère, c'est une idée portée par un récit, une idée qui est une âme, un récit qui est un corps, et l'un de l'autre inséparables., A. THIBAUDET, Hist. de la littérature franç., p. 139.

Ajouté par webmaster

Puisque le mythe est une parole, tout peut être mythe, qui est justiciable d'un discours., R. BARTHES, Mythologies, p. 193.

Ajouté par webmaster

"Le mythe du bonheur est celui qui recueille et incarne dans les sociétés modernes le mythe de l'Égalité." J. Baudrillard, La société de consommation, Gallimard, page 59.

Ajouté par webmaster

.1 LE MIGLIONNAIRE. - Donc ne m'interrompez pas, Prométhée. Oui, j'ai la passion du jeu. Mon jeu c'est de prêter aux hommes. - Je prête, mais c'est en me jouant; je prête, mais c'est à fonds perdus; je prête, mais c'est avec l'air de donner. - J'aime qu'on ne sache pas que je prête. Je joue, mais je cache mon jeu., GIDE, le Prométhée mal enchaîné, -in Romans, Pl., p. 329.

Ajouté par webmaster

Quelle est la couleur de la tomate ?

Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



Ressource précédenteRessource suivante

PLATON: le mythe de Prométhée

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo