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La poésie nous éloigne-t-elle du réel ou nous fait-elle mieux percevoir la réalité ?

Littérature

Aperçu du corrigé : La poésie nous éloigne-t-elle du réel ou nous fait-elle mieux percevoir la réalité ?



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Document transmis par : Dorotheee39360


Publié le : 22/10/2010 -Format: Document en format FLASH protégé

La poésie nous éloigne-t-elle du réel ou nous fait-elle mieux percevoir la réalité ?
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  • la poésie » : il existe plusieurs formes poétiques, poésie en vers réguliers ou en vers libres, poèmes en prose, mais toutes ont en commun une attention particulière portée aux mots, un travail sur le rythme et les sonorités ; « éloigne du réel » : fait rêver, divaguer, imaginer ; libère des contraintes du quotidien ;

  • « fait mieux percevoir la réalité » : « réalité » fait écho à « réel » : il s'agit à la fois des objets qui nous entourent, des choses matérielles, et aussi des contraintes et des tracas de la vie de tous les jours. 

 

 




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Le corrigé du sujet "La poésie nous éloigne-t-elle du réel ou nous fait-elle mieux percevoir la réalité ?" a obtenu la note de : aucune note

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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    La dernière image du poème Les Ponts d’Arthur Rimbaud nous montre la fin d’une vision onirique qui se termine par « un rayon blanc, tombant du haut du ciel, mit un terme à cette comédie ». Nous pouvons à ce propos nous demander si la poésie nous éloigne du réel ou si au contraire elle nous fait mieux percevoir la réalité. La poésie est-elle donc là pour nous faire rêver ou nous permet-elle de mieux voir le monde autour de nous ? C’est ce que nous verrons en étudiant d’abord la capacité qu’a la poésie à nous aider à mieux comprendre le monde, puis nous verrons ensuite qu’elle peut également nous faire rêver, avant de voir qu’elle est toujours réaction au monde. 

     La poésie est une activité qui s’intéresse à tout, à l’homme et à son environnement. Le poète joue le rôle d'un observateur mais également d’un artiste engagé. 

     Le poète est celui qui observe le monde avec un regard différent, qui dépasse le regard quotidien figé dans des habitudes. Dans Les Ponts, Arthur Rimbaud est fasciné par les signes d’une société en évolution, il est l’un des premiers à découvrir qu’une nouvelle beauté apparaît. Il montre la beauté d’un paysage urbain et fonctionnel grâce à l’utilisation de métaphores comme « des ciels gris de cristal », « un bizarre dessin de ponts ». Ces images neuves injectent de la beauté, une dimension esthétique dans un univers qui en semble dépourvu. Le poète est alors celui qui sait porter un regard différent sur notre quotidien. Mais il peut elle plus loin et dénoncer des problèmes politiques en s’engageant dans la vie publique, il s’agit alors d’une poésie engagée. 

     En effet, le poète est n’est pas toujours cet esthète enfermé dans sa tour d’ivoire, il peut s’engager ouvertement en politique comme le fit Victor Hugo lors de l’arrivée au pouvoir de Napoléon III. Dans le recueil Les Châtiments, le poète exprime toute sa déception devant le virage autoritaire et dictatorial de Napoléon III. Il nous aide alors à mieux comprendre une situation et à mieux réagir. Cette poésie est donc en prise directe avec le monde. Pourtant il existe également une poésie qui semble plus éloignée du monde réel, qui semble se contenter de nous faire rêver. 

     La poésie peut aussi revendiquer son appartenance au domaine des arts et prétendre se consacrer à la célébration de la beauté, à travers un monde d’images et de mots. 

     La poésie peut parfois être une succession d’images fortes qui nous poussent dans un état proche du rêve comme dans le poème Aube de Rimbaud où la succession des personnifications crée une véritable hallucination. Dès le début, la personnification «_ j’ai embrassé l’aube d’été_ » crée un univers onirique qui emporte le lecteur sous un déluge d’images qui semblent le plonger dans un autre monde. La poésie est alors créatrice d’un univers onirique, d’un univers imaginaire qui se manifeste à travers le langage. 

     Pour certains auteurs comme Verlaine, la poésie est avant tout affaire de musicalité, de rythme comme dans le recueil Jadis et naguère ; dans le poème Art poétique qui commence par les vers suivants : « De la musique avant toute chose », nous avons une insistance sur la dimension formelle de l’écriture qui emble se consacrer à la célébration de la beauté. Dans ce cas, la poésie nous permet de rêver devant un spectacle esthétique qui semble éloigné de la réalité. Mais finalement, que ce soit pour mieux comprendre le monde ou pour rêver, nous pouvons nous demander si l’écriture poétique ne se développe pas par réaction au monde. 

     La poésie, même lorsqu’elle paraît s’éloigner du réel, renvoie toujours à notre expérience du quotidien, que ce soit pour nous aider à mieux le comprendre ou pour nous expliquer comment mieux vivre. 

     L’écriture permet d’interroger, de décrypter le réel en modifiant notre regard, en nous entraînant à voir au-delà des apparences. C’est ce que réplique Rimbaud dans La lettre du voyant, lorsqu’il explique qu’il veut devenir voyant pour comprendre le fonctionnement du monde : « je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant (…) il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens » (première lettre du voyant, lettre à Georges Izambard du 13 mai 1871). Nous pouvons remarquer la métaphore du voyant qui renvoie à celui qui peut voir, c'est-à-dire qui possède la connaissance. Autrement dit, le poète est celui qui a appris à voir la beauté du monde. La poésie devient alors plus qu’une activité esthétique, elle devient une façon de vivre. 

     La poésie est donc une activité de connaissance, comme le rappelle Saint-John Perse lors de l’allocution au banquet de Nobel 1960 : « par la pensée analogique et symbolique, par l’illumination lointaine de l’image médiatrice, et par le jeu de ses correspondances, sur mille chaînes de réactions et d’associations étrangères, par la grâce enfin d’un langage où se transmet le mouvement même de l’Etre, le poète s’investit d’une surréalité qui ne peut être celle de la Science ». Cette citation prouve bien qu’elle ne peut être réduite à sa musicalité ou à sa dimension esthétique, qu’elle est un mode de connaissance et même mode de vie et mode de vie intégrale comme le dit Saint-John Perse dans le même discours. 

     La poésie est donc une sorte d’activité totale qu’elle soit description du monde ou création d’un univers onirique. Elle ne peut donc pas se réduire à une activité esthétique qu’elle dépasse largement, elle atteint un niveau de connaissance totale qui se rapproche d’une ontologie c'est-à-dire d’une connaissance de soi. L’écriture poétique se fixe pour objectif de nous apprendre à voir différemment et à dépasser le quotidien qui fige notre façon de voir et de réfléchir en emprisonnant le langage dans la guange de l’habitude. Nous pouvons finalement nous demander si la poésie n’est pas tout simplement là pour nous apprendre à vivre.

    Citations

    (...) une croyance. Il n'est rien de plus puissant sur l'âme. Une croyance est l'oeuvre de notre esprit, mais nous ne sommes pas libres de la modifier à notre gré. Elle est notre création, mais nous ne le savons pas. Elle est humaine, et nous la croyons Dieu. Elle est l'effet de notre puissance et elle est plus forte que nous. Elle est en nous; elle ne nous quitte pas; elle nous parle à tout moment. Si elle nous dit d'obéir, nous obéissons; si elle nous trace des devoirs, nous nous soumettons. L'homme peut bien dompter la nature, mais il est assujetti à sa pensée., FUSTEL DE COULANGES, la Cité antique, p. 149.

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    l'oeuvre peinte nous avertit mieux que la chose; elle nous arrête; elle nous ramène. Elle finit par nous apprendre qu'il vaut mieux voir un même tableau cent fois qu'en voir cent une fois; mais il faut aider l'oeuvre, mettre de soi, jurer de soi. Propos de littérature Alain, Emile-Auguste Chartier, dit

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    Elle a cela de mauvais, la douleur, qu'elle nous fait trop sentir la vie. Elle nous donne à nous-mêmes comme la preuve d'une malédiction qui pèse sur nous. Elle humilie, et cela est triste pour des gens qui ne se soutiennent que par l'orgueil., FLAUBERT, Correspondance, 430, 30 sept. 1853.

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    Personne n'a mieux dit -(que Mallarmé) que la poésie est une tentative incantatoire pour suggérer l'être dans et par la disparition vibratoire du mot : en renchérissant sur son impuissance verbale, en rendant les mots fous, le poète nous fait soupçonner par delà ce tohu-bohu qui s'annule de lui-même d'énormes densités silencieuses; puisque nous ne pouvons pas nous taire, il faut faire du silence avec le langage. De Mallarmé aux Surréalistes, le but profond de la poésie française me paraît avoir été cette autodestruction du langage., SARTRE, Situations III, p. 247.

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    .1 Nous ne nous sentons d'affinités qu'avec la vie. Elle est un peu médiocre et avare. Et, si nous n'aimons qu'elle, nous ne la provoquons pas : nous la laissons venir à nous, et, bien des jours de suite, elle ne vient pas. Tant pis!, J. RENARD, Journal, 21 janv. 1898.

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    "C'est parce que quelque chose des objets extérieurs pénètre en nous que nous voyons les formes et que nous pensons... Quelle que soit l'image que nous recevons, elle a la forme de l'objet réel, produite par la fréquence successive ou le souvenir du simulacre." Epicure, Lettre à Hérodote.

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    « Qu'il soit peinture, sculpture, poésie ou musique, l'art n'a d'autre objet que d'écarter les symboles pratiquement utiles, les généralités conventionnellement et socialement acceptées, enfin tout ce qui nous masque la réalité, pour nous meure face à face avec la réalité même. » Bergson, Le Rire, 1900.

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    « La philosophie nous console du bonheur d'autrui, nous arme contre la pauvreté, la vieillesse, la maladie et la mort; elle nous fait vivre sans une femme ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons. » (LA BRUYÈRE, Caractères.)

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    Ainsi exigeons-nous de l'illusion, dans le moment même où elle donne son plein, qu'elle nous comble mieux encore., J. PAULHAN, Entretien sur des faits divers, p. 66.

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