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La politique a-t-elle pour fin d'éliminer la violence ?

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Sujet : La politique a-t-elle pour fin d'éliminer la violence ?

Aperçu du corrigé : La politique a-t-elle pour fin d'éliminer la violence ?



Publié le : 16/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	La politique a-t-elle pour fin d'éliminer la violence ?
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  • politique : 1) comme adjectif, qui a rapport aux affaires publiques, à l'État. 2) Comme nom au féminin: science ou art de diriger les affaires publiques, de gouverner un État. 3) Comme nom masculin, personne qui gouverne.
  • fin : 1. Terme, limite, cessation, interruption d'un phénomène ; opposée à commencement. 2. But vers lequel tend un acte (SYN. dessein) ; ce en vue de quoi quelque chose est fait ; opposée à moyen. Rem. : les sens 1 et 2 sont souvent confondus, comme dans l'adage : « La fin est première dans l'intention, dernière dans l'exécution » ; la confusion entraîne celle de la cessation d'une action, du dessein qui préside à son exécution et du but qu'elle atteint ; c'est cette confusion qui est au coeur de l'idée ant. selon laquelle la fin d'un être est sa perfection, son achèvement. 3. (Par anal.) Ce qui explique pourquoi une chose est telle qu'elle est : organisation de son activité ou de ses parties ; cf. finalité. 4. Fin dernière : fin ultime au sens de but ou de terme absolu, tel que le souverain bien ; SYN. fin suprême ; fin en soi : pour KANT, fin objective, nécessaire, inconditionnelle ; opposée à fin subjective, empirique. 5. Règne des fins : état dans lequel les volontés des êtres raisonnables sont censées s'accorder entre elles et avec l'ordre du monde (SYN. monde des esprits) ; il s'agit pour KANT d'un idéal pratique posant la liaison systématique, par des lois objectives communes, des êtres raisonnables en tant qu'ils sont une fin en soi, et qu'ils peuvent se proposer des fins. 6. Final : a) Qui constitue ou concerne un terme ; SYN. ultime, dernier, opposé à initial. b) Cause finale : qui provoque ou explique un fait à la manière d'un but à atteindre, ou comme moyen par rapport à une fin ; opposée à cause efficiente ; cf. cause, finalisme, téléonomie. 7. Finalité. : a) Fait de posséder une fin, une signification, d'être organisé selon un dessein, un plan ; on distingue : la finalité externe qui a pour fin un être autre que celui dont il est question ; la finalité interne à un être dont les parties sont considérées réciproquement comme moyen et fin (cf. un organisme) ; la finalité immanente qui résulte de la nature et du développement de l'être même (adaptation du vivant à son milieu) ; la finalité transcendante qui est réalisée dans un être par l'action qu'exerce sur lui un autre être. b) Principe de finalité : la nature ne fait rien en vain, c.-à-d. tout être a une fin ; d'où, à l'inverse, l'idée d'une preuve de l'existence de Dieu à partir de l'existence de la finalité dans la nature ; cf. téléologique (argument ). 8. Finalisme : a) Caractère de ce qui dépend d'une fin. b) Toute doctrine qui affirme l'existence d'une cause finale de l'univers, ou (par ext.) qui utilise les causes finales comme principes explicatifs ; opposé à mécanisme.
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.

Analyse du sujet

·         On confronte ici deux notions. Politique et violence.

·         Politique : de quelle politique parlons-nous ?

o   Soit une politique en tant que débat publique, compétition pour l’accès au pouvoir, qui dans ce cas ne peut prendre en compte une quelconque idée de rejet de la violence : la fin justifie alors tout les moyens ;

o   Soit une politique en tant que programme d’action pour l’ensemble de la communauté. C’est un art, une activité pour l’ensemble des citoyens, qui selon Platon dans la République, est l’« art de l’éducation des citoyens ». En tant que tel, cet art vise, comme tout autre, au mieux être de ce dont il s’occupe.

·         C’est de cette politique là dont il est question dans le sujet qui nous intéresse. Une politique qui a pour fin un bien être de l’humanité, que l’on imagine assez facilement éloigné de toute violence.

·         Violence : qu’est ce que la violence ?

o   La violence est un mouvement destructeur, un phénomène anormal. Cela peut être totalement chaotique, hors de toute spéculation, ou volonté.

o   Cependant, la violence peut aussi être contrôlée, volontaire. Il s’agit alors d’une violence qui obéit à certaine règle et qui, de ce fait, en transgresse d’autres.

·         L’Etat politique s’oppose, en philosophie du même nom, à l’Etat de nature, état d’injustice et de violence (tel qu’il est théorisé par Hobbes). L’homme sort de cet état de nature pour échapper à la violence.

·         De ce fait, la vision du politique aux yeux des citoyens du monde actuel est une vision de Droit : le politique émet les lois, il instaure la règle. Cette règle, accompagnée par une force de Police suffisante, et, en théorie, à même de maintenir tout citoyen éloigné de la violence physique.

·          Cependant, la violence n’est pas que physique, elle est aussi contrainte morale. La question est alors de savoir ce qui, dans la politique, pourrait être contraignant. Les lois qu’elle édicte sont elles en conformité avec celles que connaissait l’homme à l’état de nature ?

Problématisation.

 

La politique ayant pour fin d’éliminer la violence se doit, lors de l’édiction de ses propres lois, de ne pas entrer en conflit avec d’éventuelles autres lois, propres à l’homme cette fois. De plus, l’application même de la loi du politique ne doit pas se faire de façon violente. Est-ce possible ? La politique peut elle appliquer un programme d’action pour tous sans recourir à la force ? Et d’ailleurs, la nature même de la politique n’est-elle pas d’être violente ? Comment faire alors pour sortir de la violence et aller vers un mieux-être de chacun ?



Si la violence, dans son sens destructeur (le terrorisme, la guerre), constitue une menace pour la société, cette dernière, afin d'assurer sa stabilité et la paix sociale, se donne le droit de recourir à la violence contre la violence (armée, police). Ce droit peut d'ailleurs faire l'objet d'abus illégitimes (totalitarisme, tyrannie). Mais exploiter la peur de la violence pour prévenir la violence peut paradoxalement la redoubler en suscitant du ressentiment (Nietzsche). Pour exclure efficacement la violence collective, ne faut-il pas d'abord canaliser celle des individus, et en faire un facteur d'apaisement ?
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Corrigé consulté par :
  • aresnake (Hors-ligne), le 14/02/2012 à 14H18.
  • lalala92 (Hors-ligne), le 01/05/2011 à 01H19.
  • cococoo (Hors-ligne), le 27/04/2011 à 27H12.
  • philo22 (Hors-ligne), le 06/04/2011 à 06H18.
  • psp (Hors-ligne), le 02/10/2010 à 02H15.
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