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Extrait du corrigé : ), mais n'est-ce pas là aussi une certaine forme de violence ? D'un autre côté, l'homme est-il capable de se plier de bon gré aux contraintes de la vie communautaire ? L'idéal des anarchistes est celui d'une auto-gouvernance de l'individu par lui-même, mais ils sont les premiers à déplorer l'incapacité de l'homme à assurer cette auto-gouvernance. Il semble bien qu'il faille à l'homme des règles venant de l'extérieur, du politique. Quel rapport poser entre ces règles et la violence ? Peut-on dire qu'un état qui réprime par la force ceux qui dévient par rapport à ses règles fait preuve de violence ? Ce sujet demande une réflexion sur les modes du rapport de soumission de l'individu au politique, pour définir à quelles conditions on peut parler de « violence » et quelle est la nécessité de la relation entre la politique et la violence. Références utiles : Platon, Les Lois (livre IX par exemple) Foucault, Surveiller et punir Textes à utiliser : Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live « Qu'un fondateur de république, comme Romulus, mette à mort son frère, qu'il consente ensuite au meurtre de Titus Tatius, associé par lui à la royauté ; ces deux traits, aux yeux de bien des gens, passeront pour être d'un mauvais exemple : il semblerait convenu que les citoyens peuvent, à en juger d'après la conduite de leur prince, par ambition ou désir de commander, se défaire de leurs rivaux. Cette opinion serait fondée si l'on ne considérait la fin que se proposait Romulus par cet homicide. Il faut établir comme règle générale que jamais, ou bien rarement du moins, on n'a vu une république ni une monarchie être bien constituées dès l'origine ou totalement reformées depuis, si ce n'est par un seul individu ; Il lui est même nécessaire que celui qui a conçu le plan fournisse lui seul les moyens d'exécution.
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Le corrigé du sujet "La politique suppose-t-elle nécessairement la violence ?" a obtenu la note de : 









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politique contraire rapports nécessairement pouvons-nous partir courage sans opinions autrui mal vérité droit avec l'ordre mort violence nous-mêmes autrement nécessaire démocratie nos admettre possible meilleur connaître liberté incompatibles recevables régimes penser qu'à
Si l’on définit la politique comme un rapport de pouvoir, de domination d’un ou de plusieurs sur les autres, il faut pouvoir montrer les mécanismes de cette domination. Il est vrai que l’idée même de domination semble appeler celle de violence, comme si aucun pouvoir ne pouvait s’exercer autrement que par l’intermédiaire de la force. On pourrait envisager des moyens plus doux que la violence physique pour assurer la domination du pouvoir (comme l’éducation à l’obéissance, la censure…), mais n’est-ce pas là aussi une certaine forme de violence ?
D’un autre côté, l’homme est-il capable de se plier de bon gré aux contraintes de la vie communautaire ? L’idéal des anarchistes est celui d’une auto-gouvernance de l’individu par lui-même, mais ils sont les premiers à déplorer l’incapacité de l’homme à assurer cette auto-gouvernance. Il semble bien qu’il faille à l’homme des règles venant de l’extérieur, du politique.
Quel rapport poser entre ces règles et la violence ? Peut-on dire qu’un état qui réprime par la force ceux qui dévient par rapport à ses règles fait preuve de violence ? Ce sujet demande une réflexion sur les modes du rapport de soumission de l’individu au politique, pour définir à quelles conditions on peut parler de « violence » et quelle est la nécessité de la relation entre la politique et la violence.
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