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Sujet : Est-il possible de ne penser à rien ?

Définitions des termes :
  • possible : Faisable, réalisable; le possible, c'est ce qu'on peut faire, ce que l'on a le pouvoir, la puissance de faire.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • rien : Le néant, l'absence, la nullité.

	Est-il possible de ne penser à rien 	?

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Définitions

  • possible : Faisable, réalisable; le possible, c'est ce qu'on peut faire, ce que l'on a le pouvoir, la puissance de faire.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • rien : Le néant, l'absence, la nullité.

Problématique

Le sujet porte sur une possibilité, ce qui peut s’entendre en deux sens différents : une possibilité est en effet ou bien une capacité acquise par un processus, un travail – je peux acquérir la capacité de parler japonais -, ou bien une capacité objective, physique – il m’est impossible de voler dans les airs sans aide mécanique, je ne peux pas en acquérir la possibilité. S’interroger sur la possibilité de quelque chose demande donc que l’on envisage ces deux aspects.
L’objet dont la possibilité est ici en question est le fait de « ne croire en rien ». Le fait de croire est généralement défini comme l’adhésion à un dogme religieux ou non, une idée, un principe de vie, une déclaration, cette adhésion ne reposant pas sur des bases rationnelles mais sur une intime conviction dont les origines peuvent être floues ou irrationnelles. C’est pourquoi le verbe « croire » est souvent opposé au verbe « savoir », et est parfois envisagé d’une manière assez péjorative, parce qu’il irait de pair avec un mode de connaissance non compatible avec les exigences de la raison.
L’expression « ne croire en rien » est souvent considérée dans le langage courant comme le symptôme d’une position désabusée face à la vie : quelqu’un qui ne croit en rien est quelqu’un qui a perdu tout idéal, toute foi – il faut cependant ici prendre cette expression dans un sens philosophique, et poser la question de la possibilité de n’entretenir une relation de croyance avec aucun objet, autrement dit de n’avoir avec le monde qu’une relation de savoir rationnel. Cela demande d’interroger le rapport de l’homme avec la croyance : ce rapport est-il nécessaire, ou bien peut-il être dépassé ? Le rapport au monde peut-il être entièrement rationnel, ou y a-t-il certains objets qui ne peuvent être l’objet que de croyances ? Si certains éléments du monde n’appellent que la croyance, est-ce à juste titre, ou est-ce parce que ces objets sont en définitive illusoires ? Si l’on affirme ne croire en rien, quel statut donner à cette affirmation – n’est-ce pas aussi une croyance, que d’affirmer qu’il est possible ne croire en rien ?



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