Pour bien penser, faut-il ne rien aimer ?
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Pour bien penser, faut-il ne rien aimer ?
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. Donner un sens fort à «bien penser».
. Ne rien aimer = ne s'attacher à rien. Est-ce possible?
. «Aimer» serait ici à l'origine de préjugés ou de préférences coupables?
CORRIGÉ
Une caricature du philosophe en fait volontiers un personnage détaché de tout, promenant sur les êtres et les choses un regard lointain, et préservé de toute passion, sinon de toute émotion. Cette image correspond-elle, si peu que ce soit, à la réalité de la pensée? Pour bien penser, faut-il ne rien aimer ?Leur amitié dure tout le temps qu'ils restent vertueux, et le propre de la vertu en général est d'être durable. Ajoutons que chacun d'eux est bon dans l'absolu et relativement à son ami, bon dans l'absolu et utile à son ami, bon dans l'absolu et agréable à son ami. Chacun a du plaisir à se voir soi-même agir, comme à contempler l'autre, puisque l'autre est identique, ou du moins semblable à soi. Leur attachement ne peut manquer d'être durable : il réunit, en effet, toutes les conditions de l'amitié. Toute amitié a pour fin le bien ou le plaisir, envisagés soit absolument, soit relativement à la personne aimée, et supposant alors une ressemblance avec elle, une similitude de nature, une parenté essentielle. De surcroît, ce qui est bon absolument est aussi agréable. L'amitié atteint au plus haut degré d'excellence et de perfection chez les vertueux. Mais elle est fort rare : les personnes qui en sont capables sont fort peu nombreuses. D'autant qu'elle demande du temps et des habitudes communes. » ARISTOTE, « Ethique à Nicomaque », livre VIII.
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