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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
Extrait du corrigé : II. Mais dès que nous sortons du domaine purement physique, la liberté nécessite absolument la raison, qui semble être son seul fondement. On peut alors songer à ce qu'on appelle la liberté d'examen, c'est-à-dire à la possibilité d'exercer une critique rationnelle, critique qui mène à un choix volontaire, libre, entre des possibles. C'est ainsi que pour Descartes, la liberté « consiste seulement en ce que, pour affirmer, pour nier, poursuivre ou fuir, nous agissons de telle sorte que nous ne sentons point qu'aucune force extérieure nous y contraigne » [1], et qu'«il n'y a point de différence entre ce qui est volontaire et ce qui est libre »[2]. Par exemple : la liberté, d'un point de vue politique, nécessite une rationalisation des rapports humains dans la mesure ou un état, et donc une législation, doivent-être établis. C'est pourquoi Montesquieu écrit que « La liberté est de faire ce que les lois permettent. » III. Il est possible d'envisager la liberté, non pas comme le seul et unique exercice de la raison, mais comme pouvant être associé à la croyance. Dans ce cas, la liberté serait fondée à la fois sur la rationalité et sur la croyance. Il est alors question de croyance rationnelle, comme c'est le cas, chez Emmanuel Kant, au sujet de la croyance en une loi morale, liée à la notion de devoir, celui-ci étant le seul garant de la liberté individuelle : je fais le choix rationnel de croire qu'agir moralement, c'est être libre.
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Le corrigé du sujet "Pour être libre, avons-nous besoin de la raison ?" a obtenu la note de : aucune note
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I. D’un point de vue purement physique, nul besoin de sa raison pour être libre de ses mouvements : les animaux les plus démunis de rationalité le sont par exemple.
II. Mais dès que nous sortons du domaine purement physique, la liberté nécessite absolument la raison, qui semble être son seul fondement. On peut alors songer à ce qu’on appelle la liberté d’examen, c’est-à-dire à la possibilité d’exercer une critique rationnelle, critique qui mène à un choix volontaire, libre, entre des possibles. C’est ainsi que pour Descartes, la liberté « consiste seulement en ce que, pour affirmer, pour nier, poursuivre ou fuir, nous agissons de telle sorte que nous ne sentons point qu’aucune force extérieure nous y contraigne » , et qu’«il n’y a point de différence entre ce qui est volontaire et ce qui est libre » . Par exemple : la liberté, d’un point de vue politique, nécessite une rationalisation des rapports humains dans la mesure ou un état, et donc une législation, doivent-être établis. C’est pourquoi Montesquieu écrit que « La liberté est de faire ce que les lois permettent. »
III. Il est possible d’envisager la liberté, non pas comme le seul et unique exercice de la raison, mais comme pouvant être associé à la croyance. Dans ce cas, la liberté serait fondée à la fois sur la rationalité et sur la croyance. Il est alors question de croyance rationnelle, comme c’est le cas, chez Emmanuel Kant, au sujet de la croyance en une loi morale, liée à la notion de devoir, celui-ci étant le seul garant de la liberté individuelle : je fais le choix rationnel de croire qu’agir moralement, c’est être libre. Ainsi, la liberté morale consisterait à la soumission à cette loi morale : « agis de telle manière que tous tes actes puissent être érigés en lois universelles » , un regard rétrospectif rationnel étant nécessaire en permanence pour répondre à cet impératif catégorique. Kant écrit également qu’« une volonté libre et une volonté soumise à des lois morales est une seule et même chose. »
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