Pour être libre, faut-il le vouloir ?
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Publié le : 28/12/2005 -Format:
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
La liberté est assez difficile à définir, notamment parce que le concept a eu de nombreuses acceptations tout au long de l’histoire et s’applique à des domaines très différents de la liberté de penser, à la liberté politique. La liberté au sens général et primitif, signifie absence de contrainte. Le mot vient de liber qui veut dire exactement la possibilité d’agir comme on l’entend. La liberté semble être un désir universel et chacun possède une expérience de ce qu’il nomme liberté. Descartes désigne cette notion de « notion commune » car chaque homme la comprend et de « notion première » parce qu’elle est saisissable en elle-même, sans faire intervenir autre chose. La liberté semble être une donnée de la conscience. La liberté serait donc donnée à l’homme sas effort de sa part. Pourtant, est-on vraiment libre ou croit-on l’être ? ne doit-on pas tendre à devenir libre, c’est-à-dire le vouloir ?
La liberté est illusoire dès qu'elle est considérée comme allant de soi. - Pour réussir à distinguer la liberté effective de la liberté illusoire, il faut réfléchir sur notre liberté et la possibilité de sa mise en oeuvre. La liberté est illusoire dès qu'elle est considérée comme allant de soi. Ainsi réfléchir sur le déterminisme dont nous sommes l'objet, c'est déjà mettre en oeuvre une liberté réelle. Pour Lagneau( philosophe du XIXème siècle) la liberté constitutive de l'esprit transparaît dans son travail même à dégager le déterminisme. Le poser, c'est de mettre à distance. « Pour que la nécessité soit reconnue, il faut que nous considérions que nous distincts de cette nécessité, c'est-à-dire que nous sommes libres. » La question de la liberté atteste d'une liberté de question. Le doute sur la liberté manifeste la liberté irréductible de l'esprit qui est capable de réfléchir son adhésion. Ce que dit Hegel : « la liberté [...] est la négation du donné ».
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