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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
- peur : Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule. Crainte que quelque chose, considéré comme dangereux, pénible ou regrettable, se produise (surtout dans avoir peur) : Les médecins ont peur qu'il s'agisse d'une pneumonie.
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
Extrait du corrigé : Il s'agit donc ici de justifier, et plus encore de légitimer cette peur - afin de savoir si on peut l'élever au rang d'impératif catégorique. C'est donc plus profondément la nature même du langage qui est ici mise à la question, au travers des mots. C'est bien sa force, son pouvoir, ses effets - et son s - qui doivent être interroger. Problématique Est-il non seulement légitime d'avoir peur des mots, mais encore possèdent-ils un pouvoir suffisamment inquiétant et dangereux pour que l'on puisse élever une telle peur au rang d'impératif quasi morale - au rang d'obligation morale ? De quelle nature est donc ce pouvoir - ou ces pouvoirs - des mots ? En quoi et dans quelle mesure constitue un danger pour l'homme et le monde ? Les mots sont-ils dangereux en eux-mêmes ou ne doit-on pas plutôt craindre de l'usage de que l'on en fait ? Bref, c'est bien la nature des mots - et avec elle celle du langage - qu'il s'agit ici d'interroger et de mettre au jour au travers ses différents pouvoirs. Plan I- Avoir peur des mots : force rhétorique et politique · Les mots au service du pouvoir : La naissance de la démocratie athénienne fut aussi l'invention de l'agora la place publique sur laquelle les citoyens (à l'exception des esclaves) venaient prendre la parole : symbole du pouvoir donné aux assemblées de citoyens élus, la place publique est le lieu des affrontements verbaux entre les plus habiles de ces orateurs. Il faut donc savoir parler pour être élu, et savoir emporter l'assentiment des auditeurs.
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Dans Les lois, Platon rappelle que, dans l’exercice de sa fonction, le législateur doit parfois utiliser des mythes, des récits imagés, pour persuader du bien-fondé d’une loi les citoyens qui ne se consacrent pas à l’étude du contenu de ces lois. Les mots auraient donc le pouvoir de produire, à défaut de la connaissance, l’adhésion du public, de persuader et de convaincre : s’ils ont un tel pouvoir, les mots ne sont-ils pour le politique qu’un instrument de domination ? C’est dans cette perspective d’analyse que l’on peut replacer la question de la peur des mots.
Car qui dit peur des mots, leur confère a fortiori un certain pouvoir. C’est donc le pouvoir du langage, et même sa force, qui sont ici mis à la question.
On s’interrogera donc sur les différents pouvoirs des mots, en essayant d’unir problématiquement leurs effets négatifs et aussi positifs. Il s’agit donc ici de justifier, et plus encore de légitimer cette peur – afin de savoir si on peut l’élever au rang d’impératif catégorique.
C’est donc plus profondément la nature même du langage qui est ici mise à la question, au travers des mots. C’est bien sa force, son pouvoir, ses effets – et son s – qui doivent être interroger.
Est-il non seulement légitime d’avoir peur des mots, mais encore possèdent-ils un pouvoir suffisamment inquiétant et dangereux pour que l’on puisse élever une telle peur au rang d’impératif quasi morale – au rang d’obligation morale ? De quelle nature est donc ce pouvoir – ou ces pouvoirs – des mots ? En quoi et dans quelle mesure constitue un danger pour l’homme et le monde ? Les mots sont-ils dangereux en eux-mêmes ou ne doit-on pas plutôt craindre de l’usage de que l’on en fait ?
Bref, c’est bien la nature des mots – et avec elle celle du langage – qu’il s’agit ici d’interroger et de mettre au jour au travers ses différents pouvoirs.
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