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Sujet : Pourquoi un fait devrait-il être établi ?

Définitions des termes :
  • pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Extrait du corrigé : ..   II ] Cependant, il ne peut pas suffire à la garantir :   Hume : contre l'empirisme, un fait ne peut jamais avoir une valeur d'universel. L'établissement d'un fait par l'expérience ou d'une théorie par l'expérimentation n'est pas une démonstration: il est impossible d'établir une tautologie entre une théorie générale et une expérimentation particulière: on ne démontre donc pas une théorie, on la confirme ou on la falsifie par une observation mesurable ou par une expérimentation. D'autre part, certains faits demandent à ne pas être établis : L'expérience esthétique n'est pas vérifiable. Il ne faut pas chercher à la démontrer, sans quoi elle disparaît. Cf l'échec du nombre d'or dans l'histoire de l'art (établissement d'une formule mathématique censée produire du beau : échec car l'expérience esthétique échappe à la rationalité). Transition : les faits donnent raison provisoirement  III ] Les faits ont en soi une certaine valeur de connaissance : Nous sommes des êtres de raison, mais aussi des être de chairs. Les sens nous apprennent. Ex : le fait de se brûler au feu apprend que le fau est dangereux. Tout enfant, tant qu'il n'en aura pas fait l'expérience, ne sera pas convaincu de cette vérité. Enfin, toute preuve s'appuie sur l'affirmation d'une existence: c'est que l'existence est épreuve de soi, mais l'existence ne se déduit pas, toute preuve reste donc en fin de compte ce qui exige la foi en ce qui est dit.

	Pourquoi un fait devrait-il être établi ?

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Définitions

  • pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Problématique

La formulation du sujet proposé suppose qu'une fait, pour être recevable, doit être établi, c'est-à-dire qu'on doit y apporter des preuves, des justifications. Pourtant, quand on est témoin d'un fait, il nous semble inutile d'y ajouter quoique ce soit : j'ai vu une voiture passer devant moi, c'est un fait que j'ai constaté, je n'ai pas à le prouver puisque j'y étais. Mais précisément, parce qu fait est particulier, il ne peut être connaissance, qui elle, réclame l'universalité. Ainsi, seul un « fait établi » peut faire office de preuve non réfutable.

Cependant, doit-on nécessairement établir tous les faits ? N'y en a-t-il pas certains qui ne doivent pas appuyer ni s'appuyer sur une connaissance ?

 



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