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Pourquoi l'homme transforme-t-il la nature?

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Pourquoi l'homme transforme-t-il la nature?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Pourquoi l'homme transforme-t-il la nature?



Publié le : 22/7/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Pourquoi l'homme transforme-t-il la nature?
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  • pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

La particularité de l'homme à égard de la nature est qu'il la transforme par son travail par le biais de la technique. Contrairement à l'animal, l'homme fait évoluer les techniques qu'il met en œuvre ainsi que les produits de son activité (certes l'oiseau construit instinctivement un nid maisl'habitat humain a évolué au cours de l'histoire, ce qui ne se constate pas chez les oiseaux).



L'homme ne travaille qu'en vue d'apaiser ses besoins

L'homme transforme la nature pour assurer artificiellement leurs conditions d'existence. Le manque qui caractérise originellement l'homme concerne prioritairement la conservation du corps. L'homme travaille pour pouvoir se nourrir et vivre protégé. Il pourrait donc se contenter d'un développement technique rudimentaire, comme on l'observe dans les sociétés dites primitives. Le travail ne serait alors clairement qu'un moyen dont la fin serait de pouvoir connaître des moments de repos, libérés du besoin.

La transformation illimitée de la nature est contre nature

Il est vrai cependant qu'une société vraiment primitive, qui ne s'en tiendrait qu'à la stricte satisfaction des besoins vitaux, n'a jamais existé. Les hommes n'ont jamais cherché seulement à vivre, mais toujours à vivre d'une certaine manière, selon un mode de vie qui n'est pas dicté par la nature. Non pas seulement manger, mais cuisiner ce que l'on mange. Cuire, assaisonner, c'est transformer un donné naturel ; mais cela répond-il vraiment à un besoin ? L'homme ne transforme-t-il pas abusivement le donnée naturel ? L'homme ne doit-il pas limiter les modifications qu'il fait subir à la nature ?




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  • nanette2202-223366 (Hors-ligne), le 07/12/2013 à 07H17.
  • jordan33380-218150 (Hors-ligne), le 02/11/2013 à 02H02.
  • SaYahm (Hors-ligne), le 12/03/2012 à 12H08.
  • Francis49525 (Hors-ligne), le 13/12/2009 à 13H16.
  • Sarah41759 (Hors-ligne), le 23/10/2009 à 23H13.
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    Problématique

    Il s'agit là de l'expression la plus générale des relations qui s'établissent entre la science et l'art et, par ce mot « art », il faut entendre l'ensemble des connaissances pratiques et appliquées, l'ensemble des savoir-faire techniques qui donnent lieu à des métiers. Cette relation, Descartes en avait déjà souligné l'importance dans Le Discours de la méthode, lorsqu'il y avait affirmé que cette philosophie (science) appliquée était seule en mesure de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». Ce à quoi s'oppose cet extrait: Toutefois, Comte cherche ici à dénoncer une confusion. Quelle que soit l'importance que l'on accorde à l'idée de science appliquée, c'est-à-dire tournée vers ses applications techniques les plus concrètes et les plus utiles, « ce serait se former des sciences une idée bien imparfaite que de les concevoir seulement comme les bases des arts ».

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Sans vouloir toucher au christianisme (au contraire, en faisant effort pour le replacer sur le dogme qui en est l'essence), Luther l'a transformé (...) Il a transposé la religion du miracle à la nature, du fictif à la vérité (...) Ainsi le mot de la -Renaissance : «Revenez à la nature» s'est accompli par l'homme qui ne voulait que rappeler le christianisme et le salut surnaturel. Luther, fervent chrétien, a, sans le vouloir, servi l'esprit nouveau. Son coeur, profondément humain, a chanté les deux chants, donné en partie double le concert harmonique de la Réforme et de la Renaissance., MICHELET, Hist. de France, t. X, VI.

    Ajouté par webmaster

    (...) il -(l'homme) dit : la nature brute est hideuse et mourante; c'est moi, moi seul qui peux la rendre agréable et vivante : desséchons ces marais (...) mettons le feu (...) à ces vieilles forêts déjà à demi consommées (...) une nature nouvelle va sortir de nos mains. Qu'elle est belle, cette nature cultivée (...) mille (...) monuments de puissance et de gloire démontrent assez que l'homme, maître du domaine de la terre, en a changé, renouvelé la surface entière, et que de tout temps il partage l'empire avec la nature., BUFFON, Hist. nat. des animaux, Vue de la nature, I.

    Ajouté par webmaster

    Nous avons dit que la nature marche toujours et agit en tout par degrés imperceptibles et par nuances; cette vérité qui d'ailleurs ne souffre aucune exception, se dément ici tout à fait; il y a une distance infinie entre les facultés de l'homme et celles du plus parfait animal, preuve évidente que l'homme est d'une différente nature, que seul il fait une classe à part, de laquelle il faut descendre en parcourant un espace infini avant que d'arriver à celle des animaux, car si l'homme était de l'ordre des animaux, il y aurait dans la nature un certain nombre d'êtres moins parfaits que l'homme et plus parfaits que l'animal, par lesquels on descendrait insensiblement et par nuances de l'homme au singe; mais cela n'est pas tout d'un coup de l'être pensant à l'être matériel (...), BUFFON, Hist. nat. de l'homme, De la nature de l'homme.

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    On peut définir la machine comme une construction artificielle, oeuvre de l'homme, dont une fonction essentielle dépend de mécanismes (...) Le mécanisme règle et transforme un mouvement dont l'impulsion lui est communiquée (...) Une machine, au sens déjà défini, ne se suffit pas à elle-même, puisqu'elle doit recevoir d'ailleurs un mouvement qu'elle transforme. On ne se la représente en mouvement, par conséquent, que dans son association avec une source d'énergie., G. CANGUILHEM, la Connaissance de la vie, p. 126-127.

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    (...) la coutume est une seconde nature, qui détruit la première. Mais qu'est-ce que nature? pourquoi la coutume n'est-elle pas naturelle? J'ai grand'peur que cette nature ne soit elle-même qu'une première coutume, comme la coutume est une seconde nature., PASCAL, Pensées, II, 93.

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    Il -(l'homme) est perfectible; et de là on a conclu qu'il s'est perverti. Mais pourquoi n'en pas conclure qu'il s'est perfectionné jusqu'au point où la nature a marqué les limites de sa perfection?, VOLTAIRE, Essai sur les moeurs, Introd., p. 30.

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    .1 Nous sommes quelques-uns, si peu sur ce monde, depuis l'huître jusqu'à l'homme. Pourquoi pas un de plus, une fois accomplie la période qui sépare les apparitions successives de toutes les espèces diverses? Pourquoi pas un de plus?, MAUPASSANT, le Horla, Pl., t. II, p. 934.

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    Il n'est pas dans la nature du droit d'être absolu et immuable; il se modifie et se transforme, comme toute oeuvre humaine., FUSTEL DE COULANGES, la Cité antique, IV, VIII.

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    .1 -(Pour Kafka et Blanchot...) il n'est plus qu'un seul objet fantastique : l'homme. Non pas l'homme des religions et du spiritualisme, engagé jusqu'à mi-corps seulement dans le monde, mais l'homme-donné, l'homme-nature, l'homme-société, celui qui salue un corbillard au passage, qui se met à genoux dans les églises, qui marche en mesure derrière un drapeau., SARTRE, Situations I, p. 127.

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