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Pourquoi peut-on parler sans fin d'une oeuvre d'art ?

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Sujet : Pourquoi peut-on parler sans fin d'une oeuvre d'art ?

Aperçu du corrigé : Pourquoi peut-on parler sans fin d'une oeuvre d'art ?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Pourquoi peut-on parler sans fin d'une oeuvre d'art 	?
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Pourquoi peut-on parler sans fin d'une oeuvre d'art ?



  • pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • parler : Faire usage d'une langue. Exprimer sa pensée.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • fin : 1. Terme, limite, cessation, interruption d'un phénomène ; opposée à commencement. 2. But vers lequel tend un acte (SYN. dessein) ; ce en vue de quoi quelque chose est fait ; opposée à moyen. Rem. : les sens 1 et 2 sont souvent confondus, comme dans l'adage : « La fin est première dans l'intention, dernière dans l'exécution » ; la confusion entraîne celle de la cessation d'une action, du dessein qui préside à son exécution et du but qu'elle atteint ; c'est cette confusion qui est au coeur de l'idée ant. selon laquelle la fin d'un être est sa perfection, son achèvement. 3. (Par anal.) Ce qui explique pourquoi une chose est telle qu'elle est : organisation de son activité ou de ses parties ; cf. finalité. 4. Fin dernière : fin ultime au sens de but ou de terme absolu, tel que le souverain bien ; SYN. fin suprême ; fin en soi : pour KANT, fin objective, nécessaire, inconditionnelle ; opposée à fin subjective, empirique. 5. Règne des fins : état dans lequel les volontés des êtres raisonnables sont censées s'accorder entre elles et avec l'ordre du monde (SYN. monde des esprits) ; il s'agit pour KANT d'un idéal pratique posant la liaison systématique, par des lois objectives communes, des êtres raisonnables en tant qu'ils sont une fin en soi, et qu'ils peuvent se proposer des fins. 6. Final : a) Qui constitue ou concerne un terme ; SYN. ultime, dernier, opposé à initial. b) Cause finale : qui provoque ou explique un fait à la manière d'un but à atteindre, ou comme moyen par rapport à une fin ; opposée à cause efficiente ; cf. cause, finalisme, téléonomie. 7. Finalité. : a) Fait de posséder une fin, une signification, d'être organisé selon un dessein, un plan ; on distingue : la finalité externe qui a pour fin un être autre que celui dont il est question ; la finalité interne à un être dont les parties sont considérées réciproquement comme moyen et fin (cf. un organisme) ; la finalité immanente qui résulte de la nature et du développement de l'être même (adaptation du vivant à son milieu) ; la finalité transcendante qui est réalisée dans un être par l'action qu'exerce sur lui un autre être. b) Principe de finalité : la nature ne fait rien en vain, c.-à-d. tout être a une fin ; d'où, à l'inverse, l'idée d'une preuve de l'existence de Dieu à partir de l'existence de la finalité dans la nature ; cf. téléologique (argument ). 8. Finalisme : a) Caractère de ce qui dépend d'une fin. b) Toute doctrine qui affirme l'existence d'une cause finale de l'univers, ou (par ext.) qui utilise les causes finales comme principes explicatifs ; opposé à mécanisme.
  • art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.

Parler sans fin d’une œuvre d’art veut dire ne pas trouver de terrain d’entente définitif sur une œuvre d’art. Il s’agit en somme d’un désaccord dû aux multiples points de vue qu’il peut exister sur une œuvre d’art. N’est-on pas surpris de rencontrer encore de nouvelles interprétations de la Joconde plusieurs siècles après son achèvement ? Cela est valable pour toutes les toiles qui font encore débat chez les spécialistes de l’art. Le problème est que dans l’art vient se greffer les jugements de goût portés sur les œuvres. L’unanimité, l’universalité est difficile voire impossible à obtenir en matière d’art, aussi les désaccords de goût ne trouveront jamais d’issues car aucun terrain d’entente ne peut être trouvé.



Afin de distinguer cette méthode de l'iconographie, celle-ci étant considérée par eux comme l'identification et la description des sujets, thèmes, symboles et attributs dans l'art. Pour Panofsky, l'iconologie est une iconographie au sens profond, insatisfaite par l'identification du sujet et des éléments du symbolisme conventionnel, elle procède à une interprétation de la signification qu'un sujet ou un symbole possède dans une oeuvre en tant qu'expression d'une philosophie et d'une conception du monde.  L'iconologie telle qu'elle est conçue par Panofsky est « une iconographie interprétative, qui devient une partie intégrale de l'étude de l'art, au lieu de se limiter à n'être qu'une constatation statistique préalable » à d'autres analyses. Pour Panofsky le processus de l'interprétation comprend trois niveaux. Dans le premier, qu'il appelle « description pré- iconographique », il s'agit de dégager la signification primaire. Pour arriver à cette interprétation, l'historien ne doit disposer que d'une expérience pratique commune à tous les hommes ; en outre, il doit tenir compte « de la manière dont les objets et les événements furent représentés par les formes (histoire du style) selon les conditions historiques ». Au second niveau, l'interprétation s'appelle « analyse iconographique » ; son objet est la signification secondaire, « le sujet de convention qui constitue l'univers des images, histoires et allégories ». Pour effectuer l'analyse iconographique il faut disposer d'une connaissance des sources littéraires, connaître des thèmes et concepts spécifiques ; l'historien doit aussi tenir compte « de la manière dont les thèmes et les concepts spécifiques étaient exprimés par les objets et les événements (histoire des types) selon les conditions historiques ». Ainsi, on arrive au troisième niveau d'interprétation, qui est appelé par Panofsky en 1955 « analyse iconologique », dont l'objet est la signification interne ou le contenu de l'oeuvre. Ici, l'historien doit connaître « les tendances générales et essentielles de l'esprit humain ».
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