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Pourquoi punir ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Pourquoi punir ?



Publié le : 10/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Pourquoi punir ?
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A un enfant qui souffre d’une indigestion pour avoir trop mangé, on dira: "te voilà bien puni". C’est ce que Kant appelle "peine naturelle". La conséquence désagréable s’ensuit nécessairement de l’acte, en vertu des lois naturelles. Ainsi suis-je puni de ma gourmandise par la crise de foie. De même un menteur n’est jamais cru, même lorsqu’il dit la vérité. Il subit donc inévitablement la conséquence de son propre comportement. Mais la mauvaise conduite, et même le crime, ne reçoivent pas forcément leur sanction naturelle (comme la petite vérole qui défigure la marquise de Merteuil à la fin des Liaisons dangereuses). D’où la nécessité de punir ceux qui pourraient bien achever tranquillement dans leur lit une vie de crimes.

La punition incombe alors à une autorité, investie d’un pouvoir spécial. Mais si la punition devient ainsi un acte, les intentions qui président à cet acte sont souvent multiples, et ne se laissent pas facilement percer, même de celui qui administre la punition. Savons-nous ce que nous faisons lorsque nous punissons ? Correction (on veut laisser un souvenir cuisant), sanction (on la veut exemplaire), châtiment (on fera en sorte qu’il soit juste); entre tous ces termes, il n’y a pas seulement une différence de degré, mais aussi de nature. La multiplicité des fonctions attribuées à la punition exige en elle-même une étude critique des motifs habituellement avancés pour légitimer l’exorbitant (selon M. Foucault) droit de punir.

Le problème principal vient de ce que la punition ajoute le mal au mal. Or, si l’on en croit le Socrate du Criton (49 D) "Il ne faut faire du mal à aucun homme, quoi qu’il nous ait fait". Pourquoi rendre le mal pour le mal ? Il paraît évident que le criminel doit être châtié; évident, c’est-à-dire que personne ne trouve rien à redire sur le principe, même si l’on ne s’accorde pas sur la manière. Cette évidence renvoie à l’avertissement de Socrate à Criton: "prends garde qu’en m’accordant cela [qu’il ne faut jamais rendre le mal pour le mal], tu ne l’accordes contre ta pensée; car il y a, je le sais, et il y aura toujours peu de gens pour en être convaincus". L’évidence est puissante: que le criminel ne soit pas inquiété, qu’il ne reçoive pas son dû, voilà qui serait difficilement admissible. Il y aurait assurément, comme dit Socrate, "peu de gens" pour l’accepter. Examinons leurs arguments, que l’on peut résumer ainsi: la punition doit prévenir de nouvelles fautes, dissuader de recommencer, servir d’exemple à ceux qui seraient tentés par la transgression, corriger le coupable, réparer les dommages causés.



1. Énoncé de la thèse de Hegel: En tant qu'acte de droit, la punition s'oppose rigoureusement à la logique purement passionnelle de la vengeance.Étude de la construction du texte: Tout le texte constitue une exposition et une justification argumentée de l'opposition de la vengeance et de la punition.* La première phrase explicite l'opposition des deux termes en distinguant leurs sources respectives : la victime et le juge, considérés comme auteurs des actes envisagés.* Les deuxième et troisième phrases mettent en place la punition comme acte de droit, et désolidarisent la réparation de toute implication passionnelle, donc de la vengeance, rattachée à l'arbitraire.* La dernière phrase récuse toute confusion entre le droit et la vengeance, et en indique les conséquences intenables (logique de la violence).2. a) « un acte de la partie lésée » : une réaction de la victime qui, ayant subi un préjudice, veut obtenir réparation elle-même ;b) « le droit se trouve ainsi troublé » : le droit, défini comme ensemble de règles qui rend possible la cohésion et la concorde d'un groupe, ne peut s'affirmer que dans le silence des passions : en tant que détermination rationnelle des normes de la vie commune, il requiert l'avènement, en chaque individu, de la raison, faculté de saisir les exigences ultimes de l'organisation commune, et de les mettre en oeuvre ; l'assujettissement aux impulsions, à la passion d'un intérêt particulier exacerbé, ne peut que perturber cette mise en oeuvre ;c) « un mobile subjectif » : le mobile, c'est ce qui pousse à agir, à mettre en mouvement ; le mobile peut relever de l'affectivité, de la subjectivité personnelle, ou d'un examen réfléchi et rationnel ; est subjectif un mobile qui relève de la subjectivité, c'est-à-dire de l'affectivité propre à chaque homme, considéré dans la particularité de son existence et de ses réactions. En outre, aussi paradoxal que cela puisse paraître, punir, c'est mettre fin à la logique de la haine et de la violence infinie. Dans l'Antigone de Sophocle, Créon poursuit de sa haine Polynice, le traître.


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