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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
Extrait du corrigé : Le juste ne serait plus juste si devenant invisible il pouvait impunément se livrer à l'injustice... En fait ce n'est pas tout à fait une conclusion car Glaucon nous l'a dit, il ne se range pas au parti de Thrasymaque. C'est plutôt une question que Glaucon pose à Socrate, c'est une invitation à radicaliser le problème de la vertu de justice, une invitation à poser ce problème au niveau de l'essence de la justice. Dans la vie concrète des hommes, en effet, tout est ambigu. Le juste, dans une société policée gagne souvent quelques honneurs et bénéficie de la protection des lois, l'injuste est quelquefois sévèrement puni. Ce qu'il faut pour juger de ce problème en philosophe, c'est connaître en leur pure essence la justice et l'injustice, «leur nature et quel est le pouvoir propre de chacune, prise en elle-même, dans l'âme où elle réside, sans tenir compte des récompenses qu'elles procurent et de leurs conséquences ». Supposons, dit Glaucon un homme injuste qui soit parfait en son genre, aussi hypocrite que méchant et qui, tel Gygès, puisse dissimuler les oeuvres de son injustice donc jouir malgré son injustice de tous les avantages d'une bonne réputation. Et maintenant imaginons un homme juste qui sans rien faire de mal ait une réputation d'injustice (ce qui est royal disait Empédocle c'est de bien agir et d'avoir mauvaise réputation, Basilikon eu prattein Kakôs d'akouein), qui pour le prix de ses vertus parfaites ne récolte que l'ingratitude et soit puni de mort par ses concitoyens. Voilà l'injustice et la justice toutes pures, réduites à leur propre essence et offertes à notre choix : « Oh, cher Glaucon dit Socrate avec quelle force tu nettoies comme des statues ces deux hommes pour les soumettre à notre jugement! » II ne s'agit plus ici d'opérer une réduction psychologique de la valeur de justice, en cherchant toutes les motivations intéressées qu'on peut avoir d'être juste, comme les moralistes anglais du XIXe siècle qui tenteront de fonder la morale sur l'intérêt. II s'agit au contraire d'entreprendre pour employer un terme actuel, husserlien, une réduction eidétique de la valeur de justice c'est-à-dire de la réduire à sa propre essence, de la purifier de tous les éléments empiriques, extérieurs à son essence qui dans la pratique concrète l'accompagnent.
Corrigé de 3435 mots (soit 5 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Pourquoi punit-on? " a obtenu la note de : aucune note
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