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Pourquoi ce qui nous déplait dans la vie nous plait-il dans une oeuvre d'art ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Pourquoi ce qui nous déplait dans la vie nous plait-il dans une oeuvre d'art ?



Publié le : 3/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Pourquoi ce qui nous déplait dans la vie nous plait-il dans une oeuvre d'art ?
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L'énigme provient du fait que c'est un seul et même objet qui provoque dans un cas le plaisir, et dans l'autre le déplaisir. Le problème essentiel est de savoir si l'on peut identifier un objet à sa représentation artistique; dans un tableau représentant la guerre, est-ce le guerre en tant que telle qui nous plaît ? La question se pose d'ailleurs aussi bien pour la représentation des beaux objets: on sait bien que pour réussir une belle photographie, un beau sujet ne suffit pas. Ce qui voudrait dire que l'art n'est pas la représentation d'une belle chose mais la belle représentation d'une chose.

Si le but de l’art n’était que d’imiter alors la critique formulée par Platon dans la République serait fondée : le peintre et le poète ne sont que des illusionnistes et leur « art « ne sert qu’à tromper en ce qu’ils détournent de la réalité et du savoir. Ainsi on peut être tenter de voir dans l’art une pratique mensongère qui nous éloigne de la réalité. Pour Platon, l’art imprime même le faux et le mensonge dans les âmes.

Mais chacun admettra aujourd’hui qu’imiter n’est pas le but de l’art : ne serait-ce que parce que, lorsqu’il se borne à la reproduction, l’art ne peut rivaliser avec la nature ; il ressemblerait alors à  « un ver faisant des efforts pour égaler un éléphant «. C’est donc que dans la production artistique se joue autre chose qu’une pâle copie de la réalité. Car « Ces efforts inutiles se réduisent à un jeu présomptueux dont les résultats restent toujours inférieurs à ce que nous offrent la nature «, Hegel. Comment se fait-il alors que nous sommes capables d’apprécier dans une représentation artistique ce qui nous indiffère dans la réalité ?

Plus encore, si donc une production artistique est toujours inférieure à ce que la réalité nous donne, d’où  vient que l’art parvient toujours à nous procurer un plaisir que nous qualifions d’esthétique ?

N’est-ce pas parce que, comme nous le verrons en premier lieu, que l’art  nous éveille à la beauté ? Et qu’ainsi, si la représentation artistique nous éveille à la beauté, c’est que l’art est une spiritualisation du sensible. Plus encore on peut même dire que l’art nous permet de satisfaire des pulsions, qu’il est cathartique et sublimatoire et qu’en cela la contemplation artistique a une fonction purgatoire. C’est donc cela que nous apprécions dans la représentation artistique des objets.



A propos de cet état d'exaltation, Aristote fait référence explicitement au sens thérapeutique du terme: «certains individus ont une réceptivité particulière pour cette sorte d'émotions [l'enthousiasme], et nous voyons ces gens-là, sous l'effet des chants sacrés, recouvrer leur calme comme sous l'action d'une cure médicale ou d'une purgation. » Est-ce pour lui, une manière de retrouver le lieu commun selon lequel «la musique adoucit les moeurs» ? Il y a sans doute un peu de cela, mais il faut aller plus loin dans l'interprétation. Dans la "Politique", Aristote suggère lui-même que la catharsis concerne également la tragédie, c'est-à-dire la vue, et non pas seulement l'écoute de ce qu'il appelle des chants éthiques, dynamiques ou exaltants. Il n'y a pas à s'en étonner puisque la tragédie, à l'époque, réalise une certaine forme d' «art total» harmonisant le texte, les choeurs et la danse. Mais, en outre, elle consiste à mettre en scène une action, une intrigue où des personnages réels imitent des héros soumis à un destin angoissant ou pathétique. Pensons à Œdipe. Or la musique seule ne figure pas; elle ne représente rien; elle laisse tout loisir à l'auditeur d'imaginer librement selon ses états d'âme, tout comme la lecture d'un récit. En revanche, la tragédie impose un personnage, un masque comportant des traits définis. Elle force en quelque sorte l'identification du spectateur appelé à devenir momentanément un «acteur secret» dans la pièce.


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