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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Tous les deux en sont, au moment où ils parlent, au même point. Leurs deux propositions sont compréhensibles et ne comportent pas de contradiction, c'est-à-dire ne comportent pas de termes qui se contredisent entre eux. Une phrase qui se contredit est une absurdité qu'on ne peut jamais concevoir. Or l'expression «le soleil ne se lèvera pas demain» se conçoit clairement car sa forme logique n'est pas incohérente : «Nous tenterions donc en vain d'en démontrer la fausseté.» Comment alors savons-nous que cette phrase est fausse, et que le soleil se lèvera bien demain? On ne peut se contenter ici de répondre : «parce qu'on le voit», étant donné qu'il s'agit d'un événement qui ne s'est pas encore produit et qui est donc «au-delà du témoignage actuel des sens». Hume remarque alors que dans la science un seul type de connaissance dépasse précisément l'évidence de nos sens : c'est celle qui porte sur la relation de la cause à l'effet, et qui permet au chimiste d'établir ses lois. La proposition «le soleil ne se lèvera pas demain» a donc le même caractère que les lois de la science et ce sont bien elles qui sont visées par ce texte. Abandonnant cet exemple, Hume expose alors clairement la nature du problème en jeu: «il faut que nous recherchions comment nous arrivons à la connaissance de la cause et de l'effet», c'est-à-dire comment nous établissons cette liaison nécessaire qui transforme un phénomène en «cause» d'un autre phénomène qu'on appelle «effet». Pour Hume, la réponse tient en ces termes : la connaissance de cette relation naît de l'expérience uniquement et non pas d'un raisonnement.
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