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Pourquoi revenir sur le passé ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Pourquoi revenir sur le passé ?



Publié le : 4/2/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Pourquoi revenir sur le passé ?
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  • pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
  • passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.

- Le sujet est vaste : « revenir sur le passé » n'est pas synonyme de connaître le passé ; cela peut correspondre à différents projets, liés, éventuellement, à la connaissance, mais aussi à la morale, à la compréhension du présent ou à l'angoisse du futur. Il faudrait ordonner ces différents points de vue.
- Des exemples peuvent être utiles, mais on ne les utilisera que pour illustrer des analyses : leur simple énumération ne suffit jamais à traiter un sujet.
- Le « pourquoi » peut signifier aussi « à quoi bon ?» : on évoquera aussi des attitudes considérant que tout retour sur le passé est inutile ou stérile.
- Ne pas se contenter d'oppositions schématiques entre un passé enfui et un présent qui seul mériterait quelque intérêt : les liens entre passé et présent doivent être analysés.



Pour les Grecs, l'histoire ne présente guère de sens global : elle est une suite d'événements entre lesquels il est à peu près impossible de repérer un ordre rationnel. Ce n'est qu'avec les historiens marqués par la christianisation que se manifeste la possibilité d'un sens de l'histoire, qui soit à la fois une orientation linéaire et une signification.Il n'empêche que le passé, tout en étant aboli, reste d'une certaine façon présent, ne serait-ce que parce que ses conséquences peuvent venir influencer le présent. Saint Augustin évoque ainsi un triple mode du présent ou de la présence : il y a le présent du passé, le présent du présent et le présent de l'avenir, puisque la conscience s'ouvre sur ces trois aspects, et se montre capable d'être préoccupée de manière égale par leurs apports. Si, pour l'individu, le présent du passé renvoie à la mémoire, la société doit se composer une sorte de mémoire collective : l'histoire en tant que récit explicatif. [II. Les attentes à l'égard de l'histoire]On peut ainsi considérer que la raison la plus élémentaire pour revenir sur le passé réside dans le souci de mieux comprendre l'origine du présent. Ce qui renvoie à tout autre chose qu'une simple série d'anecdotes si l'on admet, de manière un peu hégélienne, que «être c'est avoir été» : c'est alors très radicalement que le passé nous constitue, puisque c'est sur ce que nous fûmes que repose notre être actuel, et le connaître, c'est savoir non seulement d'où l'on vient, mais aussi ce que l'on est.De ce point de vue, l'histoire peut révéler aussi bien la grandeur que la médiocrité du passé : si elle autorise une appréciation du chemin accompli, elle peut légitimer la fierté, mais aussi la mauvaise conscience. Les débats qui agitent périodiquement l'actualité dans les médias montrent qu'une société ne connaît jamais assez son passé, et notamment le plus proche, et qu'elle peut dès lors se faire quelques illusions, tant sur ce qu'elle a accompli que sur les qualités qu'elle se reconnaît ordinairement.




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Corrigé : Pourquoi revenir sur le passé ? Corrigé de 1493 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Pourquoi revenir sur le passé ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • BobyAlex (Hors-ligne), le 23/01/2011 à 23H14.
  • Minos (Hors-ligne), le 22/01/2011 à 22H14.
  • kiwivertpomme (Hors-ligne), le 07/12/2010 à 07H13.
  • Thomas68208 (Hors-ligne), le 16/05/2010 à 16H14.
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    Problématique

    L'homme tourné vers le passé ne saurait voir ce qui est neuf dans le présent. Il y a une vertu de l'oubli, le regard est libéré des anciennes habitudes et considère le présent d'un oeil plus libre et plus vivant. L'histoire ne doit pas être un refuge contemplatif, où l'on fuit avec crainte le présent et les actions nécessaires. Le savoir historique, cultivé sans limites, peut ainsi détruire nos illusions à un point tel qu'il peut "déraciner" l'avenir. La vie au présent a toujours besoin d'un certain brouillard et d'une certaine imprécision quant à ses origines pour pouvoir se poursuivre dans l'action. "Une certaine dose d'ignorance et d'inconscience est nécessaire à l'action." La connaissance historique peut conduire au défaitisme, au pessimisme et à l'inaction. Les leçons de l'histoire sont des leçons impitoyables qui montrent qu'une justice souvent aveugle règne sans pitié sur le déroulement des affaires humaines.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Pourquoi, pourquoi avez-vous tiré un corps à terre? Là encore, je n'ai pas su répondre. Le juge a passé ses mains sur son front et a répété sa question d'une voix un peu altérée : «Pourquoi? Il faut que vous me le disiez. Pourquoi?» Je me taisais toujours., CAMUS, l'Étranger, II, I.

    Ajouté par webmaster

    Pourquoi, en Occident, la politesse est-elle considérée avec suspicion? Pourquoi la courtoisie y passe-t-elle pour une distance (sinon même une fuite) ou une hypocrisie? Pourquoi un rapport «informel» (comme on dit ici avec gourmandise) est-il plus souhaitable qu'un rapport codé?, R. BARTHES, l'Empire des signes, p. 85.

    Ajouté par webmaster

    (...) cette induction que nous faisons tous, sans savoir pourquoi, de ce qui se passe en nous à ce qui se passe au dedans des autres., DIDEROT, Lettre sur les aveugles.

    Ajouté par webmaster

    Il est affreux de voir revenir avec des couleurs d'avenir tout ce qu'on détestait dans le passé. Jean Rostand, Carnet d'un biologiste.

    Ajouté par webmaster

    Sans cesse, il se la représentait, contant : « je les ai vus revenir, moi! » j'ai vu revenir à Smolensk ces multitudes effroyables et en lambeaux. Paul Adam, le Temps et la Vie ? l'Enfant d'Austerlitz

    Ajouté par webmaster

    Sans cesse, il se la représentait, contant : « je les ai vus revenir, moi! » j'ai vu revenir à Smolensk ces multitudes effroyables et en lambeaux. Paul Adam, le Temps et la Vie ? l'Enfant d'Austerlitz, Gallica

    Ajouté par webmaster

    Son ton léger, son chapeau de travers, son air d'enfant prodigue en joyeuse humeur, vous eussent fait revenir en mémoire quelque «talon rouge» du temps passé., A. DE MUSSET, Nouvelles, «Les deux maîtresses», I.

    Ajouté par webmaster

    Dans certains cas, surtout si elle est subordonnée à une principale négative, une proposition amenée par -quand, lorsque, alors que, peut prendre aussi une valeur causale : «Mais -quand l'homme change sans cesse, Au passé -pourquoi rien changer?» MUSSET. Au lecteur (Dédic.) : ici, -quand énonce la raison qui explique, justifie le «pourquoi» de la question. Dans cet autre exemple, la nuance causale se combine avec une valeur d'opposition : «Et pourquoi jeûne-t-il -quand tout le monde mange?» ROST., Samar., 91., G. et R. LE BIDOIS, Syntaxe du franç. moderne, 1469.

    Ajouté par webmaster

    Pourquoi existons-nous? pourquoi y a-t-il quelque chose?, VOLTAIRE, Dict. philosophique, Les pourquoi.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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