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Définitions des termes :
- pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
- beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas particulier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
Extrait du corrigé : L'aperception nous renseigne sur l'état de notre conscience. Elle répond à ces questions : qu'est-ce que je ressens en ce moment ? Suis-je apaisé, triste ou en colère ? Quelles sont mes pensées, mes centres d'intérêts ? Or la perception extérieure et l'aperception intérieure sont interdépendantes. Les objets, les personnes, les situations m'émeuvent et sollicitent ma réflexion. Réciproquement, mes émotions et mes pensées influent sur le monde extérieur. C'est un tel mécanisme que l'on nomme la sensibilité. *En tant qu'acte de liaison entre la perception et l'aperception, la sensibilité nous fait le don de l'état de notre conscience dans le monde. Or ce don se fait sur le mode de la différenciation.
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Le corrigé du sujet "Pourquoi sommes-nous sensibles à la beauté ?" a obtenu la note de : 









9 / 10
illusions sommes pourquoi question beauté suis-je est-ce l'art vérité mort sensibles nous dévoilement sommes-nous réponse conscience obéir liberté penser d'une "qui exacte renoncer limites
Analyse :
• La sensibilité est ce qui fait le lien entre la perception et l’aperception. Par les cinq sens externes, nous percevons le monde à travers ses sons, ses couleurs, ses odeurs etc… L’aperception nous renseigne sur l’état de notre conscience. Elle répond à ces questions : qu’est-ce que je ressens en ce moment ? Suis-je apaisé, triste ou en colère ? Quelles sont mes pensées, mes centres d’intérêts ? Or la perception extérieure et l’aperception intérieure sont interdépendantes. Les objets, les personnes, les situations m’émeuvent et sollicitent ma réflexion. Réciproquement, mes émotions et mes pensées influent sur le monde extérieur. C’est un tel mécanisme que l’on nomme la sensibilité.
• En tant qu’acte de liaison entre la perception et l’aperception, la sensibilité nous fait le don de l’état de notre conscience dans le monde. Or ce don se fait sur le mode de la différenciation. Nous sommes sensibles au rouge, au bleu, au droit, à l’anguleux etc…
• L’intitulé du sujet, en demandant les raisons de notre sensibilité à la beauté, présuppose que la beauté est singulière par rapport à tout ce qui nous est donné dans le monde. Ne semble-t-il pas incongru, d’un point de vue philosophique, de s’interroger sur notre sensibilité au rouge ou à l’anguleux ? Cette singularité de la beauté est justifiée par deux opinions courantes. La première souligne la difficile homogénéité du concept de beauté. Si tout le monde s’accorde sur la couleur d’un objet, il n’en est pas de même pour un jugement sur la beauté. Des goûts et des couleurs, on n’en discute pas. Tel concerto de Mozart me transporte tandis qu’il ennuie profondément mon meilleur ami. La seconde voit dans la beauté un signe de supériorité. La beauté a le privilège de capter toute notre attention et parfois d’emporter notre dévotion à tel point que nous sommes prêts à faire de grands sacrifices pour se l’approprier et d’exiger des autres qu’ils partagent notre enthousiasme.
• On voit que ces deux opinions créent une tension. D’un côté, elle est jugée relative à un individu ou une culture, de l’autre elle implique une exigence d’universalité. D’où une première interrogation pour amener la problématique.
La beauté est-elle la projection idéalisante d’un individu et d’une culture ou bien est-elle l’expression d’une perfection ?
Problématique :
• Ne sommes-nous pas sensible à la beauté parce qu’elle éveille une idée de perfection en accord avec la réalité de notre âme ? Mais cette sensibilité n’est-elle pas produite historiquement, rendant alors nos jugements esthétiques relatifs ? Néanmoins, par delà les cultures, n’existe-t-il pas un esprit commun à l’humanité qui fonde l’universelle sensibilité à la beauté ?Analyse :
• La sensibilité est ce qui fait le lien entre la perception et l’aperception. Par les cinq sens externes, nous percevons le monde à travers ses sons, ses couleurs, ses odeurs etc… L’aperception nous renseigne sur l’état de notre conscience. Elle répond à ces questions : qu’est-ce que je ressens en ce moment ? Suis-je apaisé, triste ou en colère ? Quelles sont mes pensées, mes centres d’intérêts ? Or la perception extérieure et l’aperception intérieure sont interdépendantes. Les objets, les personnes, les situations m’émeuvent et sollicitent ma réflexion. Réciproquement, mes émotions et mes pensées influent sur le monde extérieur. C’est un tel mécanisme que l’on nomme la sensibilité.
• En tant qu’acte de liaison entre la perception et l’aperception, la sensibilité nous fait le don de l’état de notre conscience dans le monde. Or ce don se fait sur le mode de la différenciation. Nous sommes sensibles au rouge, au bleu, au droit, à l’anguleux etc…
• L’intitulé du sujet, en demandant les raisons de notre sensibilité à la beauté, présuppose que la beauté est singulière par rapport à tout ce qui nous est donné dans le monde. Ne semble-t-il pas incongru, d’un point de vue philosophique, de s’interroger sur notre sensibilité au rouge ou à l’anguleux ? Cette singularité de la beauté est justifiée par deux opinions courantes. La première souligne la difficile homogénéité du concept de beauté. Si tout le monde s’accorde sur la couleur d’un objet, il n’en est pas de même pour un jugement sur la beauté. Des goûts et des couleurs, on n’en discute pas. Tel concerto de Mozart me transporte tandis qu’il ennuie profondément mon meilleur ami. La seconde voit dans la beauté un signe de supériorité. La beauté a le privilège de capter toute notre attention et parfois d’emporter notre dévotion à tel point que nous sommes prêts à faire de grands sacrifices pour se l’approprier et d’exiger des autres qu’ils partagent notre enthousiasme.
• On voit que ces deux opinions créent une tension. D’un côté, elle est jugée relative à un individu ou une culture, de l’autre elle implique une exigence d’universalité. D’où une première interrogation pour amener la problématique.
La beauté est-elle la projection idéalisante d’un individu et d’une culture ou bien est-elle l’expression d’une perfection ?
Problématique :
• Ne sommes-nous pas sensible à la beauté parce qu’elle éveille une idée de perfection en accord avec la réalité de notre âme ? Mais cette sensibilité n’est-elle pas produite historiquement, rendant alors nos jugements esthétiques relatifs ? Néanmoins, par delà les cultures, n’existe-t-il pas un esprit commun à l’humanité qui fonde l’universelle sensibilité à la beauté ,;llll
Analyse :
• La sensibilité est ce qui fait le lien entre la perception et l’aperception. Par les cinq sens externes, nous percevons le monde à travers ses sons, ses couleurs, ses odeurs etc… L’aperception nous renseigne sur l’état de notre conscience. Elle répond à ces questions : qu’est-ce que je ressens en ce moment ? Suis-je apaisé, triste ou en colère ? Quelles sont mes pensées, mes centres d’intérêts ? Or la perception extérieure et l’aperception intérieure sont interdépendantes. Les objets, les personnes, les situations m’émeuvent et sollicitent ma réflexion. Réciproquement, mes émotions et mes pensées influent sur le monde extérieur. C’est un tel mécanisme que l’on nomme la sensibilité.
• En tant qu’acte de liaison entre la perception et l’aperception, la sensibilité nous fait le don de l’état de notre conscience dans le monde. Or ce don se fait sur le mode de la différenciation. Nous sommes sensibles au rouge, au bleu, au droit, à l’anguleux etc…
• L’intitulé du sujet, en demandant les raisons de notre sensibilité à la beauté, présuppose que la beauté est singulière par rapport à tout ce qui nous est donné dans le monde. Ne semble-t-il pas incongru, d’un point de vue philosophique, de s’interroger sur notre sensibilité au rouge ou à l’anguleux ? Cette singularité de la beauté est justifiée par deux opinions courantes. La première souligne la difficile homogénéité du concept de beauté. Si tout le monde s’accorde sur la couleur d’un objet, il n’en est pas de même pour un jugement sur la beauté. Des goûts et des couleurs, on n’en discute pas. Tel concerto de Mozart me transporte tandis qu’il ennuie profondément mon meilleur ami. La seconde voit dans la beauté un signe de supériorité. La beauté a le privilège de capter toute notre attention et parfois d’emporter notre dévotion à tel point que nous sommes prêts à faire de grands sacrifices pour se l’approprier et d’exiger des autres qu’ils partagent notre enthousiasme.
• On voit que ces deux opinions créent une tension. D’un côté, elle est jugée relative à un individu ou une culture, de l’autre elle implique une exigence d’universalité. D’où une première interrogation pour amener la problématique.
La beauté est-elle la projection idéalisante d’un individu et d’une culture ou bien est-elle l’expression d’une perfection ?
Problématique :
• Ne sommes-nous pas sensible à la beauté parce qu’elle éveille une idée de perfection en accord avec la réalité de notre âme ? Mais cette sensibilité n’est-elle pas produite historiquement, rendant alors nos jugements esthétiques relatifs ? Néanmoins, par delà les cultures, n’existe-t-il pas un esprit commun à l’humanité qui fonde l’universelle sensibilité à la beauté ?
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