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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
- problème : Toute difficulté théorique ou pratique dont la solution est incertaine. Dans les sciences, question à résoudre à l'aide de la méthode appropriée et des connaissances déjà acquises.
Extrait du corrigé : Mais pas n'importe comment : Cependant, il est évident qu'un homme de pouvoir qui exerce une Terreur sur ceux qu'il gouverne ne répond pas à l'idée d'un gouvernement libre. La force ne doit donc pas s'exercer selon le bon vouloir des quelques élus qui la détiennent. Transition : le droit doit être considéré comme ce qui maintient la force dans un équilibre, et lui donne des limites. II ] Mais la force doit être au service du droit : à Il ne s'agit pas de recréer un Etat de nature, au contraire : L'Etat ne doit pas être un simulacre d'Etat de nature, où règnent la violence et la loi du plus fort, qui est une loi instable (le plus fort étant toujours affaibli à un moment ou à un autre : « Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit, et l'obéissance en devoir. » Rousseau, Du contrat social, 1762). L'Etat doit assurer la stabilité, et donc ne doit pas user de la force, du pouvoir, de la même façon que dans l'Etat de nature, à savoir pour servir des intérêts particuliers. " Le droit de la nature est [...] l'existence de la force brutale et le domaine où prévaut la violence ; un état de nature est un état où règnent la brutalité et l'injustice, sur lequel on ne saurait rien dire de mieux que : il faut en sortir. La société, au contraire, est la condition où le droit se réalise ; ce qu'il faut restreindre et sacrifier c'est précisément l'arbitraire, et la violence de l'état de nature. " G.
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Le corrigé du sujet " Pourquoi l'union du droit et de la force dans l'état pose-t-elle un problème ?" a obtenu la note de : aucune note
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Il s'agit ici de vous interroger sur les rapports entre le droit et la force dans l'Etat. En quoi est-ce que l'union de la force et du droit pose problème dans l'Etat ? Essentiellement parce qu'il y a toujours un risque de dérive, d'excès lié à la force. L'Etat a besoin de forces de différentes nature. Un Etat qui manque de force ne peut se protéger contre ses ennemis éventuels venus de l'intérieur ou de l'extérieur. Il lui faut donc avoir recours à la force, mais celle-ci n'est légitime que lorsqu'elle exprime le droit (on parlera alors de force publique). Cependant, cette force peut très bien se retourner contre le droit lui-même ou bien jouer sur un certain nombre d'ambiguïtés pour se faire passer pour l'expression même du droit... C'est donc sur le paradoxe de l'association nécessaire et cependant lourde d'enjeux politiques entre le droit et la force que vous devez travailler.
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