Pourquoi vouloir le vrai ?
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Aperçu du corrigé : Pourquoi vouloir le vrai ?
Publié le : 27/2/2005 -Format:
Savoir et développement (et satisfaction) des besoins et des désirs. Il faudra montrer dans cette partie comment science et technique ont pu permettre à l'homme de satisfaire un grand nombre de besoins et de désirs. On pourra évoquer ici la société de consommation et montrer également les périls d'une telle organisation sociale et économique tournée vers la seule satisfaction des appétits (perte de repère, perte du sens. 3. Savoir et inconnu, savoir et sécurisation. En opérant un contrôle rigoureux sur tous les faits empiriques, la méthode expérimentale semble satisfaire notre désir de vérité, notre aspiration à la compréhension. Nous désirons le vrai, conçu comme adéquation avec le réel pour échapper à l'angoisse d'un monde inconnu. Nietzsche a bien souligné l'aspect psychologique de ce désir de vérité.« Je me suis demandé ce que le peuple entend au fond par connaissance ; que cherche t il quand il la demande ? Rien que ceci : ramener quelque chose d'étranger à quelque chose de connu.
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• Rousseau : « Nous ne cherchons à connaître, que parce que nous désirons de jouir, et il n'est pas possible de concevoir pourquoi celui qui n'aurait ni désirs ni craintes se donnerait la peine de raisonner. Les passions, à leur tour, tirent leur origine de nos besoins, et leurs progrès de nos connaissances, car on ne peut désirer ou craindre les choses que sur les idées qu'on en peut avoir, ou par la simple impulsion de la nature ; et l'homme sauvage, privé de toutes sortes de lumières, n'éprouve que les passions de cette dernière espèce : ses désirs ne passent pas ses besoins physiques ; les seuls biens qu'il connaisse dans l'Univers sont la nourriture, une femelle et le repos ; les seuls maux qu'il craigne sont la douleur et la faim. »
• Nietzsche : « Eh quoi ? notre besoin de connaître n'est-il pas justement notre besoin de familier ? le désir de trouver, parmi tout ce qui nous est étranger, inhabituel, énigmatique, quelque chose qui ne nous inquiète plus ? Ne serait-ce pas l'instinct de la peur qui nous commanderait de connaître ? Le ravissement qui accompagne l'acquisition de la connaissance ne serait-il pas la volupté de la sécurité retrouvée ?...
Tel philosophe considéra le monde comme « connu » quand il l'eut ramené à « l' « idée » : hélas ! n'était-ce pas simplement parce que l'idée lui était chose si familière, si habituelle ? parce que l'idée lui faisait tellement moins peur ? Ah ! ces pauvres satisfactions de ceux qui cherchent la connaissance !... Qu'ils sont contents à bon marché ! Examinez donc de ce point de vue leurs principes et leurs réponses aux énigmes que pose le monde ! Quand ils retrouvent dans les choses, sous les choses ou derrière les choses un élément, hélas, qui leur est bien connu, comme par exemple notre logique, notre table de multiplication, notre volonté ou notre désir, quelle pure ivresse ! »
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