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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : » Cependant, la notion d'harmonie sociale renvoie à un état qui est plus et autre chose qu'un état de non-conflit : il s'agit alors de penser quelque chose comme un bonheur commun, et la notion de puissance de l'Etat comme simple exercice de la force pose alors problème, car elle semble soumettre les autoritairement les individus et instaurer une harmonie forcée. Un des moyens de remédier à cette difficulté est de promouvoir le rôle du peuple dans l'instauration de la puissance de l'Etat. Alors la puissance de l'Etat n'est que l'un des éléments participant à l'avènement de l'harmonie sociale. Reste à déterminer s'il en reste toujours une condition. * La puissance politique n'est pas la puissance de l'Etat Hume « Rien ne paraît plus surprenant à ceux qui contemplent les choses humaines d'un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle le grand nombre est gouverné par le petit et l'humble soumission avec laquelle les hommes sacrifient leurs sentiments et leurs penchants à ceux de leurs chefs. Quelle est la cause de cette merveille ? Ce n'est pas la force : les sujets sont toujours plus forts. Ce ne peut donc être que l'opinion. C'est sur l'opinion que tout gouvernement est fondé, le plus despotique et le plus militaire, aussi bien que le plus populaire et le plus libre. Un sultan d'Egypte, un empereur de Rome peut forcer les actions de ces peuples innocents mais ce n'est qu'après s'être affermi dans l'opinion de ses gardes : ils peuvent mener leurs sujets comme des bêtes brutes, mais il faut qu'ils traitent comme des hommes, l'un ses mamelouks, l'autre sa cohorte prétorienne.
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Se demander si la puissance de l'Etat est la condition de l'harmonie sociale, c'est s'interroger à savoir si cette harmonie nécessite un Etat fort c'est à dire un pouvoir qui la maintient. En ce sens, un Etat faible ne pourrait la garantir. Ce constat nous conduirait aussi à noter que l'harmonie ne peut pas venir simplement des individus qui vivent ensemble. Ici, vous pouvez penser aux analyses de Hobbes dans le Léviathan. Il montre ainsi que seul un pouvoir absolu fort est susceptible de maintenir un ordre, une cohésion en tenant les individus en respect. Son analyse repose sur le constat selon lequel les hommes sont avant tout animés par leurs désirs et que ces désirs conduisent à une lutte perpétuelle de chacun contre chacun et de tous contre tous, ce qu'il nomme l'Etat de nature. Vous pouvez également penser aux analyses de Machiavel dans le Prince lorsqu'il montre que ce dernier doit avoir la ruse du renard et la force du lion. Cette force est nécessaire pour que le prince soit non seulement aimé mais aussi respecté. Remarquez que dans les deux cas, cette affirmation d'un pouvoir fort repose sur un constat en ce qui concerne la nature humaine. Toutefois, vous pouvez vous demander s'il n'y a pas d'autres conditions. De plus, demandez-vous si cette force décrite implique nécessairement une harmonie. En effet, ce que Hobbes s'attache à penser avant tout est une forme de coexistence entre les individus. Or, la coexistence est-elle l'harmonie ? Vous pouvez ici distinguer la coexistence de la concorde. Pensez d'ailleurs que la place se situant à Paris et renvoyant aux événements de la révolution française s'appelle la place de la concorde et non de la coexistence. Dans ces conditions, la concorde ne suppose-t-elle pas avant tout la constitution d'une unité volontaire de tous les individus ? Ici, vous pouvez penser aux analyses de Rousseau au chapitre 5 du livre 1 Du contrat social lorsqu'il montre la nécessité première que le peuple se constitue en tant que peuple.
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