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Qu'est ce qu'un pouvoir légitime ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Qu'est ce qu'un pouvoir légitime ?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Qu'est ce qu'un pouvoir légitime 	?
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La notion de pouvoir désigne en général la faculté d’agir propre à l’être humain : détenir un pouvoir, c’est être capable d’agir sur les êtres et les choses. Le pouvoir, aptitude à entreprendre des actions efficaces, confère à l’individu ou au groupe qui le détient une maîtrise, qui s’exerce aussi bien sur autrui que sur soi. Le pouvoir existe dans tous les groupes humains organisés, dans la mesure où le fonctionnement du groupe suppose que des décisions y soient prises : on parlera donc avec la même justesse de pouvoir économique, religieux ou administratif selon la nature du groupe où s’exerce la domination.
Dans un sens plus restreint, le pouvoir est une domination qui s’exerce dans la sphère sociale : le pouvoir est alors dit politique. Nous pouvons donc le définir comme le processus plus ou moins complexe par lequel des décisions sont prises au sein d’un groupe donné.
Lorsque nous nous demandons si un pouvoir est légitime, nous nous demandons s’il existe une raison qui justifie la domination exercée par autrui sur moi-même, sur moi-même sur autrui. Un pouvoir légitime est donc un pouvoir incontesté par ceux sur qui il s’exerce, il présuppose l’accord du plus grand nombre.
Mais pour répondre à la question « qu’est-ce qu’un pouvoir légitime ? » il ne suffit pas de dire qu’il s’agit d’un pouvoir accepté. Il faut également déterminer les raisons sur lesquelles cette acceptation collective est fondée.
Nous envisagerons donc la question de la définition d’un pouvoir légitime, en cherchant à déterminer quelles raisons peuvent justifier la domination exercée par autrui sur moi-même et les autres, qu’il s’agisse d’une domination exercée dans l’ordre politique, ou dans tout autre domaine où des décisions doivent être prises pour une pluralité d’êtres humains.



raisonnable de croire que les Peuples se sont d'abord jetés entre les bras d'un Maître absolu, sans conditions et sans retour, et que le premier moyen de pourvoir à la sûreté commune qu'aient imaginé des hommes fiers et indomptés, a été de se précipiter dans l'esclavage. En effet, pourquoi se sont-ils donnés des supérieurs si ce n'est pour les défendre contre l'oppression, et protéger leurs biens, leurs libertés et leurs vies qui sont pour ainsi dire, les éléments constitutifs de leur être ? Or dans les relations d'homme à homme, le pis qui puisse arriver à l'un étant de se voir à la discrétion de l'autre, n'eût-il pas été contre le bon sens de commencer par se dépouiller entre les mains d'un chef des seules choses pour la conservation desquelles ils avaient besoin de son secours ? Quel équivalent eût-il pu leur offrir pour la concession d'un si beau Droit ; et s'il eût osé l'exiger sous prétexte de les défendre, n'eût-il pas aussi tôt reçu la réponse [...] ; que nous fera de plus l'ennemi ? Il est donc incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le Droit Politique, que les Peuples se sont donnés des Chefs pour défendre leur liberté et non pour les asservir [...] Les Politiques font sur l'amour de la liberté les mêmes sophismes que les philosophes ont fait sur l'état de nature ; par les choses qu'ils voient ils jugent des choses très différentes qu'ils n'ont pas vues, et ils attribuent aux hommes un penchant naturel à la servitude par la patience avec laquelle ceux qu'ils ont sous les yeux supportent la leur, sans songer qu'il en est de la liberté comme de l'innocence et de la vertu, dont on ne sent le prix qu'autant qu'on en jouit soi-même, et dont le goût se perd sitôt qu'on les a perdues. » Rousseau, « Discours sur l'origine de l'inégalité ».   Dans le type de société au sein de laquelle nous vivons, « le pouvoir politique institutionnalisé est, comme le dit J.W.


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    Citations

    Le terme d'État n'est pas très ancien; la plupart des idées qu'il évoque, celle de pouvoir comme celle de l'ordre, remontent pourtant à la cité grecque (...) C'est au XVIËe siècle que la notion moderne de l'État est entrée dans la terminologie politique (...) Elle marque l'apparition de pouvoirs absolus, mais localisés, situés, renfermés dans des frontières (...) Le terme d'État évoque d'abord l'idée de pouvoir, de pouvoir efficace, protégé, organisé (...) Pouvoir efficace, l'État implique aussi un pouvoir souverain (...) Cette souveraineté s'affirme à la fois sur le plan interne et sur le plan international (...) l'État se définit encore comme pouvoir légitime (...), J. DONNEDIEU DE VABRES, l'État, p. 5-9.

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    -Dominatio et -servitus disparaissent en - 509 et l'État, passé aux mains et au pouvoir du peuple romain, devient la -res publica populi romani Quiritium. Le pouvoir est exercé dorénavant par son légitime détenteur et tel est le fondement de la -libertas romaine (...) symbole de la République romaine., R. BLOCH, Rome et l'Italie, -in Encycl. Pl., Histoire universelle, t. I, p. 875.

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    Le langage valorise les choses. Bien plus, elles n'ont d'existence sociale que nommées, désignées, systématisées (affirmation à double tranchant : bien entendu, une «chose» n'existe socialement que nommée, et pourtant celui qui transforme cet énoncé en loi et en règlement autoritaire accomplit l'opération la plus dangereuse, celle qui légitime le pouvoir absolu; ce pouvoir appartiendra à celui qui «nomme», Dieu hier et ses représentants, le Prince aujourd'hui ou demain, et sa cour., Henri LEFEBVRE, la Vie quotidienne dans le monde moderne, p. 227-228.

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    Ainsi il faut qu'il y ait un pouvoir dirigeant, un pouvoir modérateur, un pouvoir législatif, un pouvoir règlementaire, cela ne fait pas de doute. Maurice Joly, Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, Projet Gutenberg

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    L'état le meilleur de société est celui où l'état légitime est légal, et où l'état légal est légitime? ? Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald, Législation primitive, considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison

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    L'injustice (...) résulte d'un pouvoir d'une personne sur une personne; pouvoir de contraindre ou pouvoir d'empêcher. Or ce pouvoir est politique par définition, dès qu'il n'est plus la violence individuelle pure et simple., ALAIN, Propos, 19 oct. 1912, Révolution économique.

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    Encore Vermeer ne rompt-il pas avec l'illusionnisme, avec la trompeuse apparence qui légitime ses tableaux. Il faudra que la découverte de l'art universel les sépare de modèles qu'ils semblent imiter de près, comme elle sépare DJOSER d'un modèle qu'il imite de plus loin, pour que toutes les oeuvres deviennent à nos yeux l'expression d'un même pouvoir., MALRAUX, la Métamorphose des dieux, p. 29.

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    « Tout pouvoir est militaire. [...] Quand le pouvoir n'est pas résolu à forcer l'obéissance, il n'y a plus de pouvoir. » Alain, Propos du 12 juillet 1930.

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    Ce qui est légal est conforme à la loi. Ce qui est légitime est conforme à l'équité. Un acte qui viole la loi ne peut jamais être légal; mais il peut être légitime en raison des circonstances., LITTRÉ, Dict., art. -Légal.

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