Pouvons-nous connaître autrui autrement qu'à partir de nous-mêmes ?

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Pouvons-nous connaître autrui autrement qu'à partir de nous-mêmes ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Pouvons-nous connaître autrui autrement qu'à partir de nous-mêmes ?



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Document transmis par : ameelie10


Publié le : 2/1/2004 -Format: Document en format HTML protégé

  • Pouvons : Nous est-il possible ? et Est-il légitime ?
  • connaître : Savoir, être informé de.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • autrement : D'une autre manière, d'une autre façon, dans une perspective différente.

Connaître consiste à produire un discours sur un objet, discours qui a deux caractéristiques principales : d’une part, l’acte de connaître est le moyen de donner une définition de l’objet que l’on s’attache à étudier. De l’autre, connaître est le moyen d’avoir une action sur l’objet de connaissance, le moyen de le maîtriser.
Le mot « autrui » désigne avec un haut degré de généralité l’ensemble des êtres humains qui ne sont pas nous. Il implique implicitement une relation d’équivalence entre « autrui » et celui qui se rapporte à ce dernier : « autrui » vient du latin « alter » qui signifie « l’autre dans une série de deux ».
Connaître autrui à partir de nous-mêmes signifie que nous employons la connaissance subjective et intime que nous avons de nous-mêmes (le sentiment de nos émotions, la connaissance des objets et des désirs qui motivent nos actions) pour interpréter l’être et l’action d’autrui. Autrui, qui nous est par définition étranger, qui est fondamentalement distinct de nous, ne devient connaissable qu’au moyen de l’établissement d’une correspondance postulée entre ce qu’il est et ce que nous sommes.
Nous nous demanderons donc si autrui est connaissable à partir d’une généralisation de ce que nous sommes, ou si au contraire, autrui ne demeure pas irrémédiablement inconnaissable ?




L'herméneutique d'autrui au moyen de nous-mêmes Nous commencerons par dire que la généralisation de ce que nous sommes est le moyen de la connaissance d'autrui. En effet, prenons un exemple très simple, que nous pouvons trouver dans les circonstances quotidiennes de la vie : les vécus intérieurs (sentiments, impressions) d'autrui nous sont entièrement inaccessibles, nous ne pouvons vivre ce que vit l'autre, nous ne pouvons le connaître avec le degré d'intimité qui est le sien. Cependant, nous pouvons néanmoins le connaître à partir des indices que son corps nous donne : les expressions du visage, les mouvements du corps sont un langage sans paroles, mais néanmoins expressif. Il faut bien voir que nous connaissons autrui à partir de nous même lorsque nous nous livrons à cette herméneutique corporelle : en effet, nous savons que chez nous, telle impression produit telle expression du visage, et nous jugeons de l'identité de nos impressions avec autrui à partir de l'identité de nos expressions faciales. b.      La sortie progressive du solipsisme Si nous nous tournons vers la Phénoménologie d'analogie : de même que je perçois mon corps propre dans le monde, avec la certitude subjective de son existence, je puis considérer le corps d'autrui comme le corps d'un alter-ego, comme le corps d'un être qui existe vraiment, comme moi-même j'existe. Deuxième étape : je puis constater la concordance des profils d'autrui et de moi-même. C'est-à-dire que mes gestes et mes expressions concordent avec ceux d'autrui, indiquant par la même que celui-ci est un autre existant au même titre que moi (s'il a l'air joyeux de la même manière que moi, il  a des chances d'exister aussi bien que moi). Dernière étape : je puis me figurer ce que je percevrais si j'étais à la place de l'alter ego que je vois devant moi.


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    Problématique

    S'ensuit-il que je ne puisse connaître autrui qu'indirectement par une connaissance médiate et discursive, c'est-à-dire par l'intermédiaire d'un raisonnement ou n'est-il pas possible de le connaître directement de façon intuitive ? § 3. La théorie de la connaissance indirecte d'autrui et le raisonnement par analogie Cette analyse de la conscience insulaire est, d'un point de vue absolu, incontestable et, d'être humain à être humain, il reste toujours de l'incommunicable. Découle-t-il de là que je ne puisse avoir d'autrui comme lui de moi qu'une connaissance indirecte ? C'est l'opinion du sens commun, qui s'accorde avec la thèse classique que je ne puis connaître autrui que d'après moi-même. Sachant, par exemple, par expérience personnelle, que le rire est l'expression de la joie, en voyant rire un autre homme, j'en induis qu'il est joyeux.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d’autrui; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c’est encore d’être heureux. Alain

    Ajouté par webmaster

    Et -(il) se trouve autant de différence de nous à nous-mêmes, que de nous à autrui., MONTAIGNE, Essais, II, I.

    Ajouté par webmaster

    .1 Nous pouvons à la fois douter des mêmes choses auxquelles nous croyons et dans le moment même. Car tout ce qui pour nous est l'objet d'un sentiment profondément ressemble en cela à la vie, qui est pour nous un objet de foi et d'amour. Nous croyons à la durée de nos amours, et nous en doutons. Nous croyons à la vie immortelle, et nous en doutons. Nous croyons en Dieu, et nous en doutons (...), PROUST, Jean Santeuil, Pl., t. III, p. 583.

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    Nous ne nous connaissons pas nous-mêmes, nous les hommes de la connaissance, et nous sommes nous-mêmes inconnus à nous-mêmes. A cela il y a une bonne raison: Nous ne nous sommes jamais cherchés. Généalogie de la morale Nietzsche, Friedrich Wilhelm

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    Comment prétendons-nous qu'un autre garde notre secret, si nous ne pouvons le garder nous-mêmes?, LA ROCHEFOUCAULD, Maximes supprimées, 584.

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    La pitié est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d'autrui; c'est une habile prévoyance des malheurs où nous pouvons tomber; nous donnons du secours aux autres, pour les engager à nous en donner en de semblables occasions, et ces services que nous leur rendons sont, à proprement parler, des biens que nous nous faisons à nous-mêmes par avance., LA ROCHEFOUCAULD, Maximes, 264.

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    (...) nous n'avons -(dit Olivier) qu'à nous défendre et à les tenir -(les Juifs) à leur rang, qui est, chez nous, le second. Non que je croie leur race inférieure à la nôtre : - (ces questions de suprématie de races sont niaises et dégoûtantes). - Mais il est inadmissible qu'une race étrangère, qui ne s'est pas encore fondue dans la nôtre, ait la prétention de connaître mieux ce qui nous convient, que nous-mêmes., R. ROLLAND, Jean-Christophe, Dans la maison, II, p. 1007.

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    (...) nous nous voyons de trop près -(pour connaître nos défauts), l'oeil se confond avec l'objet, et nous ne sommes pas assez détachés de nous-mêmes pour nous considérer d'un regard distinct, et nous voir d'une pleine vue (...), BOSSUET, Sermons, M.-A. de Beauvais, II.

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    Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres qu'à la fin nous nous déguisons à nous-mêmes., LA ROCHEFOUCAULD, Maximes, 119.

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