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Pouvons-nous être libres si les autres ne le sont pas ?

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Sujet : Pouvons-nous être libres si les autres ne le sont pas ?

Aperçu du corrigé : Pouvons-nous être libres si les autres ne le sont pas ?



Publié le : 26/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Pouvons-nous être libres si les autres ne le sont pas ?
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Pouvons-nous être libres si les autres ne le sont pas ?



  • Pouvons : Nous est-il possible ? et Est-il légitime ?
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Un juste est un sage qui observe ses devoirs sans compromission, ni défaillance et respecte rigoureusement les droits de chacun (equité, égalité). Etre juste d'un point de vue moral, c'est rendre à chacun ce qui lui revient et ainsi traiter les autres comme soi-même. On comprend donc que la justice implique un comportement contraire aux instincts égoïstes de l'homme. L'acte juste poursuit le bien commun. Dès-lors, on peut se demander si l'homme est capable d'être juste de lui-même, ou s'il ne l'est que par contrainte?



La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent : et, si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir." La liberté s'annule du fait que chacun la détient sans limite. L'affirmation indéfinie de la puissance, dans la sécurité et la certitude, devient elle-même une aliénation : « Qui se tient pour le maître d'autrui est lui-même un esclave (...) Seul est libre celui qui veut libérer tout ce qui l'entoure » Fichte, Sur la destination du savant.   Troisième partie : La liberté en miroir Sartre : on n'existe que dans un rapport avec autrui. C'est l'autre qui nous renvoie notre image et qui nous reconnaît en tant que personne. Pour illustrer cela Sartre donne l'exemple de la honte : la honte est un sentiment qui est entièrement créé dans un rapport à autrui car si je suis seul la honte ne peut pas exister puisqu'elle ne prend forme que dans le rapport aux autres. Si personne n'est là pour me renvoyer une image négative de ma personne, je ne peux pas avoir conscience de l'aspect négatif de mes actes. Il est nécessaire que s'instaure un jugement extérieur. Comme il en va pour la honte, il va pour la liberté.
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Corrigé consulté par :
  • Emmanuel9082 (Hors-ligne), le 12/11/2008 à 12H03.
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    Problématique

    L’expérience quotidienne me donne à penser que je suis libre. Ce sentiment de liberté que j’ai s’exprime par exemple lorsque j’effectue des choix, choix d’un film au cinéma, d’un menu ou encore d’un vêtement. Cependant, lorsque je regarde autour de moi, lorsque mon regard se tourne vers les autres, je constate que tous les hommes  ne sont pas libres de la même manière que moi. Les récentes polémiques autour des jeux olympiques en Chine ou encore en Birmanie, sont un exemple de cette inégalité réel d’exercice de la liberté qui existe parmi les hommes. Par ailleurs, l’histoire de l’humanité nous donne des exemples de situations où la question de savoir si on peut être libre tandis que d’autres ne le sont pas, n’était pas une question légitime. C’était par exemple le cas dans l’antiquité et en particulier à l’époque d’Aristote où l’homme libre se définissait par opposition à l’esclave, le premier disposant de droit en tant que citoyen (entendre membre actif de la cité) le second ne pouvant participer à cette dernière et étant considéré comme un simple moyen, comme un outil. De nos jours, une telle conception n’est plus possible. La révolution française, et le changement qu’elle a introduit dans notre relation à l’autre rend parfaitement inconcevable l’idée selon laquelle je peux être libre si les autres ne le sont pas. On peut cependant s’interroger sur le fait que ma liberté suppose celle des autres. Qu’est ce qu’être libre ? Qui l’autre est-il pour moi ? En quoi ma liberté dépend-elle de mon rapport à l’autre ? C’est ce que nous allons essayer de voir.

    Ajouté par Emmanuel9082



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