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Sujet : Est-il préférable de se connaitre ?

Extrait du corrigé : Il s'agit donc de connaître son être or « l'âme aussi, si elle veut se connaître elle-même, doit regarder une âme, et, dan cette âme la partie où réside la faculté propre à l'âme, l'intelligence ». Se connaissant, nous connaissons les causes qui nous déterminent donc pouvoir accéder à la vertu. C'est donc être lucide envers soi-même et sortir de cet état de tutelle où est l'homme ignorant de lui et ne faisant pas usage de son entendement. Se connaître c'est éprouver sa condition humaine donc aussi connaître son semblable et devenir un homme accompli.   Transition : Ainsi, afin de vivre pleinement et être de soi, il est préférable de se connaître, c'est-à-dire connaître ce qui nous détermine, c'est-à-dire les causes et les effets ; mais surtout comprendre qui je suis, ne plus être le jouet de mes passions, être libre et possesseur entièrement de la liberté et de ma volonté, ne plus être déterminé que par mes choix : donc être libre et responsable. Pourtant, comment comprendre alors que l'on se mente à soi-même, ou que l'on dénie la réalité ? N'est-il pas nécessaire de ne pas tout savoir sur soi afin de pouvoir se supporter et pouvoir s'excuser de certaines de nos actions ? Cette exigence de vérité envers soi est-elle toujours bénéfique ou supportable ?     II – Illusion, déni et nécessité vitale   a) En effet, il arrive parfois que l'on ne veuille surtout pas connaître la vérité sur soi, c'est-à-dire que l'on préfère être ignorant car cette connaissance nous serait sans doute trop insupportable. Il s'agit donc de s'illusionner soi-même pour ne pas se sentir responsable, plus simplement peut-on dire qu'il s'agit d'un cas de mensonge ou de déni de la réalité ou d'une vérité sur soi constitutive pourtant d'une connaissance de soi.

	Est-il préférable de se connaitre ?

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Problématique

 

Se connaître, ce serait lire en soi comme dans un livre ouvert : être lucide envers soi-même. Très simplement cela peut se décliner aussi comme savoir d’où l’on vient (une histoire personnelle, des racines, un arbre généalogique). Mais ici, le point essentiel est de prendre le verbe « se connaître » dans toute sa radicalité. Se connaître consiste en une recherche intime avec soi-même : une introspection devant mettre à jour notre être profond et intime ; d’une certaine manière le mettre à nue. Or le sujet porte notamment sur la question du « préférable » c’est-à-dire du choix donc de l’éligibilité de connaissance de soi. En ce sens, s’il apparaît préférable de se connaître pour ne pas être le fruit de ses passions ou plus simplement être maître de soi et atteindre la sagesse, il est possible qu’une connaissance exhaustive de soi soit tout simplement insupportable. En effet, la vérité sur soi n’est pas gage d’acceptation car cette connaissance peut entrer en conflit avec l’image que nous voulons donner, et nous ne sommes pas toujours prêt à accepter cette vérité, cette connaissance de soi. Dès lors, le déni, le mensonge et l’illusion apparaîtraient comme des actes de résistance face à cette connaissance ou vérité. Et c’est dans ce cas que le sujet « est-il préférable de se connaître ? » prend toute son envergure.

            En effet, si se connaître semble préférable à l’ignorance en vue de l’acquisition de la sagesse et d’être maître de soi (1ère partie), il n’est pas certain que cette connaissance soit fort enviable voire supportable (2nd partie) ; dès lors afin de donner sens à notre réflexion sera-t-il nécessaire de s’interroger sur la possibilité même d’une connaissance de soi et notamment de sa limite (3ème partie).



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