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Sujet : Qu'est-ce que prendre conscience ?

Définitions des termes :
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Extrait du corrigé : En complément å Husserl, Freud indique que ce n'est pas simplement le fait d'être conscient qui est essentiel å l'homme, mais la prise de conscience comme opération de donation de forme å l'inconscient. II Prendre conscience comme moyen vers une excellence de la vie humaine : Merleau-Ponty et Kant -Merleau-Ponty va définir la prise de conscience comme optimisation de notre rapport au monde. Sur un plan non plus psycho-somatique (conscience provenant biologiquement du corps) comme chez Freud, mais existentiel, Merleau-Ponty montre que notre conscience provient de notre relation pratique, corporelle, en mouvement, à notre monde. La conscience est l'expression de cette relation : elle nous permet d'optimiser celle-ci, de nous orienter correctement dans le monde, de penser nos actions, d'être capables de projets (Phénoménologie de la perception). La conscience humaine est donc l'atout principal de l'homme pour instaurer un rapport harmonieux avec le monde qui l'entoure.  Prendre conscience, c'est donc accéder å la possibilité d'une excellence de l'existence. -Kant, dans la Critique de la raison pratique, pousse le raisonnement plus loin : l'universalité de la conscience, son immédiateté n'est pas donnée comme chez Husserl : elle est à conquérir dans sa dimension de conscience pratique, qui doit guider notre action face aux circonstances empiriques que nous rencontrons. Pour se faire fondement de l'existence humaine authentique, la conscience doit faire face à sa propre tâche d'universalisation. “Prendre conscience" est alors une tâche morale, qui doit  expliciter la conscience comme fondant la forme même du "devoir", et conduire l'homme à déterminer les critères du bien et du mal. III Prendre conscience comme retour critique aux possibilités de l'inconscient : Nietzsche et Bergson -Nietzsche met en doute la possibilité que la prise de conscience aboutisse å une conscience stable et universelle.

	Qu'est-ce que prendre conscience ?

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Définitions

  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Problématique

Analyse :

D’après le Vocabulaire critique et technique de la philosophie, la conscience est l’intuition qu’a l’esprit de ses états et de ses actes. Cette définition conçoit la prise de conscience comme l’accès à des contenus de conscience. Il peut s’agir de perceptions, d’émotions, d’idées, de volontés. Or tous ces contenus sont intentionnels au sens où ils renvoient à quelque chose. Je perçois, j’imagine, j’éprouve, je conçois, je veux toujours quelque chose.

•Pour que nous ayons accès à des contenus de conscience, deux actes sont présupposés. D’abord, les expériences hétérogènes comme les perceptions, émotions, pensées, volontés doivent être mises en rapport avec une unité permanente et autonome nommée « je ». Sans cette capacité de référer à l’unité d’un moi, je ne pourrais avoir accès à mes contenus de conscience. Il ne pourrait être question de ma prise de conscience.

•En plus de l’unité d’un moi, la prise de conscience suppose que sa référence à un « quelque chose » soit organisée. Si je ne pouvais distinguer les émotions qui sont en moi et les perceptions qui renvoient à un réel hors de moi, je serais dans la confusion maladive et la folie. Il y a donc, dans la prise de conscience, un effort pour confronter son contenu de conscience à une réalité objective.

•On voit que l’analyse de la prise de conscience implique une intentionnalité, une synthèse et une volonté de cohérence avec la réalité. Implicitement, prendre conscience, c’est prendre conscience de ce qui est. Il y a donc un lien entre la prise de conscience et l’exigence de vérité.

 

Quelqu’un d’”inconscient” se voit reprocher son manque de responsabilité, l’inconscience apparaissant alors comme un défaut moral. Cependant, n’est-il pas nécessaire qu’une partie de notre vie soit inconsciente, de sorte que l’inconscience ne relève pas d’une liberté déficiente, mais d’une irréductibilité essentielle ? L’inconscience reviendrait alors å une forme d’ignorance. Notre question serait alors : pouvons-nous déterminer dans quelle mesure cette ignorance est légitime ou réductible, afin de pouvoir décider si l’inconscience peut parfois relever de notre responsabilité personnelle ?

Textes / Ouvrages de référence

Tout homme a une conscience et se trouve observé, menacé, de manière générale tenu en respect (respect lié à la crainte) par un juge intérieur et cette puissance qui veille en lui sur les lois n'est pas quelque chose de forgé (arbitrairement) par lui-même, mais elle est inhérente à son être. Elle le suit comme son ombre quand il pense lui échapper. Il peut sans doute par des plaisirs ou des distractions s'étourdir ou s'endormir, mais il ne saurait éviter parfois de revenir à soi ou de se réveiller, dès lors qu'il en perçoit la voix terrible. Il est bien possible à l'homme de tomber dans la plus extrême abjection (1) où il ne se soucie plus de cette voix, mais il ne peut jamais éviter de l' entendre . KANT.
 



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