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Sujet : La présence de la mort dans la vie est-elle essentielle à notre bonheur ?

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Définitions des termes :
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
  • vie : Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.

Extrait du corrigé : Ma mort ne m'appartient pas ; elle ne donnera à ma vie son sens définitif que dans la conscience d'autrui qui me jugera. « Être mort, c'est être en proie aux vivants », écrit Sartre dans L'Être et le Néant (1943).. On pourrait penser que ce caractère imprévisible et totalement extérieur de la mort disparaît dans le suicide. Là du moins, le mortel choisit lui-même le moment et la façon de mourir, à tel point que les stoïciens, notamment Sénèque, voyaient dans la possibilité du suicide le signe même de la liberté de l'homme. Pour Sartre pourtant, la mort ne saurait être une figure de ma liberté. Même dans le cas du suicide, ma mort ne m'appartient pas car le projet du néant est un projet inimaginable, très exactement un anti-projet, un néant de projet. C'est par une sorte d'illusion que le candidat au suicide croit vouloir quelque chose, car du suicide lui-même ne résulte que la fin de tous les projets, de tous les possibles. B. La valeur de la vie. Les philosophies dont nous avons parlé jusqu'à présent opposent radicalement pensée de la vie et pensée de la mort.

La présence de la mort dans la vie est-elle essentielle à notre bonheur ?

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