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EXEMPLES DE RECHERCHE
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Définitions des termes :
- preuve : Tout ce qui peut être invoqué à l'appui d'une affirmation: une démonstration, un fait, une vérification, un témoignage, etc. Souvent synonyme de démonstration.
- seul : Isolé, retiré du commerce des hommes.
- moyen : Ce qui sert à la réalisation d'une fin: "La fin justifie les moyens."
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
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Le corrigé du sujet "La preuve est-elle le seul moyen d'accès à la vérité ? " a obtenu la note de : aucune note
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Tout d’abord, pour vous aider, une distinction entre croire et savoir :
Savoir consiste à porter un jugement accompagné de certitude, certitude fondée notamment sur des vérités objectives, c'est-à-dire garanties par des procédures de vérifications.
Alors que « savoir » repose sur des conditions objectives, « croire » concerne des propositions ou énoncés qui sont tenus pour vrais, qui prétendent à la vérité, avec des degrés variables de certitude qui peuvent aller du doute ou du soupçon jusqu’à l’intime conviction. Il y a dans la croyance une dimension davantage subjective.
Ne croire que ce qui est scientifiquement démontré, c'est subordonner la croyance à des arguments solides, qu’ils soient formels (rigueur du raisonnement logique) ou matériels (attestation de tel ou tel fait et formulation de lois scientifiques). Dès lors, croire ce qui est scientifiquement démontré peut apparaître comme une attitude rationnelle, un principe de prudence. Tout au contraire, celui qui n'exige jamais de preuve apparaît comme crédule et candide. Mais il faut s'interroger sur la notion de preuve. D’abord, réclamons-nous systématiquement des preuves pour justifier tout ce qui nous est dit ? Ensuite, il y a des degrés dans les preuves, et souvent, nous adhérons à des choses sans qu'elles soient prouvées pour nous. On nous dit que la planète Neptune existe. Mais qui a déjà pu observer réellement cette planète ? Son existence pourtant ne fait aucun doute pour nous alors que rien ne nous est prouvé à titre individuel. On peut donc dire qu'on a ici un savoir, acquis par l'intermédiaire des scientifiques. Or le sujet renvoie à la croyance, c'est à dire (autre définition) à l'adhésion à une idée ou à une réalité qui ne prend pas nécessairement la forme d'un savoir scientifique. C'est le cas de la religion ou même de la morale. Dans ces domaines, la science ne peut intervenir et pourtant nous ne cessons pas d'accorder à certaines réalités ou idées l'importance qui leur est dû.
En disant qu’il ne faut croire que ce qui est scientifiquement prouvé, nous adoptons à première vue une attitude logique. Mais cela ne suppose-t-il pas que l’on soupçonne tout ce qui n’est pas scientifiquement prouvé ? Par ailleurs, s’il faut croire uniquement ce qui est scientifiquement prouvé, cela veut dire que l’on ne peut avoir des croyances que concernant des sujets à propos desquels la science se prononce. Or la science peut-elle se prononcer sur tous les sujets ? D’ailleurs le veut-elle ?
Le domaine de la croyance est sans doute plus large que celui couvert par la science. C’est d’ailleurs aussi le cas pour le domaine du savoir lui-même : je « sais » conduire, et cela n’a rien à voir avec la science.
Alors faut-il réduire le champ de notre croyance à ce qui est scientifiquement prouvé ? Ou alors peut-on se dispenser de la preuve scientifique, et prendre le risque d’avoir des croyances fausses ?
Pour répondre à ces questions, il faudra aussi s’interroger sur les « preuves scientifiques ». N’y a-t-il pas une évolution aussi à propos de ce qui est « prouvé » par la science ? En soupçonnant d’abord ce qui n’est pas scientifiquement prouvé, ne peut-on pas en arriver à soupçonner aussi ce qui est « prouvé » scientifiquement ?
Au final, que faut-il croire ?
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