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Sujet : Le progrès de la science fait-il celui de la conscience ?

Définitions des termes :
  • progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.
  • science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Extrait du corrigé : 3ème partie : Le progrès de la science ne fait pas celui de la conscience morale. - Si le progrès de la science fait celui de la conscience, en revanche il ne s'agit pas de conscience morale. On s'aperçoit que les sciences sont détachées de la sphère de la moralité, et que la recherche scientifique, toute sage qu'elle soit dans sa démarche et sa méthode, ne l'est pas nécessairement au regard des valeurs morales. Ex : Les scientifiques peuvent heurter la morale en procédant à des expérimentations sur les animaux, et donc en faisant un usage instrumental d'être vivants, et néanmoins ne pas s'écarter des principes raisonnables qui régissent le domaine scientifique. En fait, la conscience que développe la science est seulement interne à la science, mais nullement orientée vers l'extérieur. Elle ne dit rien de la conduite humaine à mener en général, mais est seulement orientée dans l'intérêt du bon déroulement de la pensée scientifique. La conscience scientifique ne mène pas à la sagesse morale, à la sagesse absolue et universelle qui nous permet de déterminer notre conduite dans tous les cas possibles. - les scientifiques se laissent emporter par leurs découvertes sans en mesurer les implications morale ou éthiques. Il n'ont pas toujours conscience des dérivent qui peuvent naître de l'application de certaines découvertes. « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme », disait déjà Rabelais en son temps.

Le progrès de la science fait-il celui de la conscience ?

Corrigé : Le progrès de la science fait-il celui de la conscience ?
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Définitions

  • progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.
  • science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Problématique

Le progrès scientifique consiste en l’acquisition d’aptitudes et de connaissances nouvelles qui dépassent celles qui les précèdent. Le progrès est une amélioration, une évolution positive des techniques et des sciences dont l’homme est l’instigateur. Dans de le domaine scientifique, le progrès résulte souvent de découvertes, qui parfois se révèlent imprévisibles et surprenantes. Le progrès, parce qu’il s’enracine dans un mystère inhérent, peut alors parfois faire peur. « Qu’allons-nous découvrir ? », peuvent s’interroger les chercheurs du fond de leurs laboratoires. En effet, on ne peut avoir pleinement conscience de ce qui est en train de se jouer lorsque l’on est pris dans un tel processus d’évolution. Le progrès de la science implique-t-il le progrès de la conscience, ou ne risque-t-il pas au contraire de nous aveugler par sa nouveauté et de nous bercer d’illusions ? Si le progrès de la science fait celui de la conscience, s’agit-il d’améliorer notre rapport au monde, ou d’éveiller notre conscience morale ?



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