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Extrait du corrigé : 3 - J'entends par Affections les affections du Corps par lesquelles la puissance d'agir de ce Corps est accrue ou diminuée, secondée ou réduite, et en même temps les idées de ces affections. Quand nous pouvons être la cause adéquate de quelqu'une de ces affections, j'entends donc par affection une action ; dans les autres cas, une passion. » SPINOZA. Définir la passion, c'est, pour Spinoza, comprendre les rapports de l'homme à son âme, à son corps et au monde. La passion est un phénomène qui nous affecte, dont notre âme et notre corps pâtissent, parce que nous ne pouvons en discerner l'origine clairement et distinctement (c'est-à-dire avec évidence). En d'autres termes, la passion se manifeste par des idées confuses sur elle-même. Plus précisément, elle résulte d'un décalage (une « inadéquation ») entre l'homme et la totalité du monde (Dieu) : la passion est un refus de l'ordre naturel des événements, des enchaînements inéluctables qui nous déterminent. Ainsi, par exemple, l'homme qui s'emporte contre une situation donnée (la perte d'un objet auquel il tenait, la mauvaise conduite d'une autre personne, l'échec d'une ambition, etc.) ne le fait que par ignorance de la chaîne des causes et des effets qui ont nécessairement conduit à cette situation. Il subit le monde corporel sans ramener ce qui lui arrive à Dieu (c'est-à-dire à l'ordre global de la nature).
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